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Plainte sur les séquestrations chez Caterpillar France

Nicolas Polutnik, le directeur de Caterpillar France, figurait... (Photo: Associated Press)

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Nicolas Polutnik, le directeur de Caterpillar France, figurait parmi les quatre cadres retenus par des employés.

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Associated Press
Grenoble

Les quatre cadres de Caterpillar France retenus, le 31 mars dernier, durant un peu plus de 24 heures par des salariés de leur entreprise qui protestaient contre le plan social de 733 licenciements, ont déposé plainte pour «séquestration» à l'hôtel de police de Grenoble.

Les quatre dirigeants n'ont pas fourni l'identité des salariés qui les retenaient, ni le constat d'huissier précise le journal Le Dauphiné-Libéré qui révèle l'information dans son édition de vendredi.Selon le quotidien régional qui cite des sources proches du dossier, la procédure judiciaire engagée par la direction de Caterpillar pour séquestration a peu de chance d'aboutir. Tout au long de leur retenue, les cadres étaient en effet en contact avec l'extérieur. Nicolas Polutnik, le directeur de Caterpillar France, qui figurait parmi les quatre cadres retenus n'avait pas souhaité l'intervention des forces de l'ordre.

Cette plainte pour séquestration intervient alors que l'intersyndicale de Caterpillar a appelé tous les salariés de l'entreprise à se rassembler vendredi devant le palais de justice de Grenoble ou le Comité d'Entreprise (CE) est assigné en référé par la direction.

Cette assignation en référé vise à faire entériner par la justice les Livres III et IV du plan de licenciement, présenté le 26 février et sur lesquels le CE refuse de donner son avis, comme l'y oblige la législation, bloquant ainsi la poursuite de la procédure légale.

Si le tribunal suit les recommandations de la direction, ce sont 733 emplois sur 2500 - comme elle l'avait initialement annoncé - qui seront supprimés dans les deux usines françaises du groupe situées à Grenoble et Echirolles, dans le département de l'Isère, en France.

Jeudi, les salariés de Caterpillar ont renoncé, en assemblée générale, à un référendum prévu dans le cadre d'un plan de fin de conflit. Cette décision fait suite à un refus de la direction d'annuler des sanctions à l'encontre de 22 salariés, qui ont reçu jeudi matin des lettres de mise à pied conservatoire pour «occupation des locaux» et «atteinte à la liberté du travail».




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