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La web star de Québec inc. fait salle comble à Montréal

Patrick Pichette... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Patrick Pichette

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

(Montréal) Sac à dos orange. Chaussures de sport blanches. Chemise jaune - sûrement un clin d'oeil au soleil de la Californie.

Patrick Pichette est la nouvelle web star de Québec inc. Un statut qu'il doit moins à son code vestimentaire qu'à son dernier emploi: chef des finances de Google (GOOG). Depuis huit mois, le Montréalais de 46 ans est numéro quatre chez Google, derrière les cofondateurs, Sergey Brin et Larry Page, et le PDG, Eric Schmidt.

«C'est tellement un plaisir de travailler chez Google, dit Patrick Pichette. Pas besoin d'être à ton bureau pour répondre à une question. Pas besoin de porter un habit pour être pris au sérieux. Si j'ai mis un veston aujourd'hui, c'est parce que j'étais à la chambre de commerce...»

 

Comme toute star qui se respecte, son show affichait complet hier. Au cours de son discours d'une vingtaine de minutes devant la chambre de commerce du Montréal métropolitain, la nouvelle coqueluche de Québec inc. a surtout parlé d'innovation. «Google n'a pas réduit un seul dollar en innovation malgré la récession, dit-il. Nous sommes convaincus que c'est le bon temps d'investir. Habituellement, les périodes de récession provoquent l'innovation. Google a d'ailleurs été créé durant le dot com bust en 1998.»

La récession ne fait pas peur au premier vice-président et chef des finances chez Google. «Personne n'est immunisé contre une récession, pas même Google, dit Patrick Pichette. Cela dit, notre modèle est incroyablement robuste, car il attache les vendeurs et les acheteurs. Il s'adapte à mesure. En plus, la crise n'a pas affecté les consommateurs avides de technologie. Les gens qui ont un budget plus restreint passent plus de soirées à la maison et font plus de recherches sur l'internet.»

Le diplômé de l'UQAM et d'Oxford s'est défendu d'avoir été engagé afin de faire le ménage chez Google, entreprise davantage réputée pour les gâteries offertes à ses employés que pour sa rigueur budgétaire. Le magazine Fortune a d'ailleurs trouvé un surnom à Patrick Pichette: «The Axman» (traduction libre: l'Homme au couperet). «C'est un mythe, dit-il. Je ne suis pas Axman. Nous investissons des sommes extraordinaires dans l'innovation et nous continuons d'engager des talents extraordinaires. Durant une récession, tout le monde est prudent naturellement. Ce n'est pas comme si j'avais envoyé un mémo pour réduire les dépenses. Ça ne fonctionne pas comme ça chez Google.»

Sous son règne, Google a toutefois procédé aux premiers licenciements de sa jeune histoire. «Google n'est pas une entreprise conventionnelle, dit Patrick Pichette. Quand on trouve des gens qui fittent, on les engage. Chaque embauche passe encore par le bureau des cofondateurs Son embauche chez Google, Patrick Pichette ne l'attribue pas tant à son curriculum vitae bien rempli - boursier Rhodes, consultant chez McKinsey, numéro deux chez BCE - qu'à sa personnalité qui convenait bien à la culture googlelienne.

«Google a une équipe de direction tissée serré, dit-il. Il faut que tu fittes. C'est facile d'engager quelqu'un qui a tout sur papier. C'était la même chose pour moi: je savais que je pouvais faire le travail chez Google, mais la véritable question était de savoir si j'allais avoir du plaisir à le faire.»

Et du plaisir, Patrick Pichette n'en manque pas depuis son arrivée à Silicon Valley, la Mecque du secteur technologique.

«Ce qui frappe à Silicon Valley, c'est l'enthousiasme, dit-il. Les gens veulent changer le monde, atteindre l'excellence, faire une grande découverte. Et si ça ne marche pas, ils recommencent.»

Nouveaux produits

Depuis son arrivée chez Google, la société a lancé deux nouveaux produits: Google Chrome, un navigateur web qui fera concurrence à Internet Explorer de Microsoft et Firefox de Mozilla, ainsi que Google Androïde, un système d'exploitation de téléphones cellulaires. La dernière trouvaille de Google n'est pas encore disponible au Canada, mais Patrick Pichette montrait hier les applications du «Google Phone» avec une fierté non dissimulée.

«Je vis avec mon GPhone, dit-il. J'utilise seulement mon ordinateur quand j'ai besoin d'un écran de travail plus grand. Pourquoi avoir un ordinateur quand tu as ce téléphone? Le GPhone permet de vivre dans les nuages. C'est ça, le futur.

 




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