Les hauts dirigeants de Research In Motion (T.RIM), fabricant du populaire appareil de communications BlackBerry, se sont entendus avec la commission des valeurs mobilières des États-Unis (SEC) au sujet d'une présumée affaire d'antidatage d'options d'achat d'actions.

Mis à jour le 17 févr. 2009
LA PRESSE CANADIENNE

Mike Lazaridis et Jim Balsillie, tous deux chefs de la direction de RIM, ainsi que les anciens dirigeants Dennis Kavelman et Angelo Loberto devront payer à la SEC une amende totalisant 1,4 million $ US.

En vertu de cette entente, l'entreprise ne devra restituer aucune somme d'argent. MM. Kavelman et Loberto ont cependant consenti à ne pas agir à titre de dirigeants ou comptables pendant une période de cinq ans.

La semaine dernière, des dirigeants et administrateurs de RIM, incluant MM. Lazaridis et Balsillie, avaient conclu avec la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO) une entente prévoyant le versement de quelque 77 millions $ en amendes ou sommes restituées.

M. Lazaradis, qui a fondé l'entreprise et est le cerveau derrière le BlackBerry, versera une amende de 1,5 million $ à la CVMO, en plus 150 000 $ afin de couvrir les frais d'enquête de la commission.

M. Balsillie, qui a déjà renoncé à son titre de président du conseil de RIM, devra quant à lui payer 5 millions $ à titre d'amende administrative, en plus 700 000 $ à la CVMO.

Les deux hommes et M. Kavelman sont également tenus de rembourser une somme totalisant 38,3 millions $, incluant 5,3 millions $ en intérêts à RIM. En outre, il leur est demandé de payer 44,8 millions $ pour couvrir les coûts d'enquête de l'entreprise, auxquels ils ont déjà contribué à hauteur de 15 millions $.

Le cours des actions de RIM a reculé mardi de 3,51 $, un baisse de 5,9 pour cent, pour clôturer à 56,54 $ à la Bourse de Toronto.