Research in Motion (T.RIM), fabricant du BlackBerry, a «embauché 4000 personnes en 2008» et en recrute actuellement 3000 pour répondre à la «croissance» de ses ventes.

Mis à jour le 16 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

Cela s'inscrit à contre-courant de la tendance actuelle, a déclaré à l'AFP son codirecteur. «Nous avons augmenté de 50% nos effectifs en 2008. Nous embauchons encore et nous prévoyons de continuer à embaucher», a affirmé Jim Balsillie à l'occasion du Congrès mondial de la téléphonie mobile, qui s'est ouvert lundi à Barcelone.RIM emploie désormais 12 000 personnes et «3000 postes sont actuellement ouverts au recrutement», a-t-il précisé.

Cette situation tranche avec celle d'autres acteurs de la téléphonie mobile, comme le finlandais Nokia, qui a annoncé depuis l'automne la suppression de quelque 1200 emplois, ou le nippo-suédois Sony-Ericsson, qui va réduire ses effectifs de 2000 personnes.

RIM, spécialisé dans les téléphones mobiles multifonctions, qui permettent de surfer sur Internet, regarder des vidéos ou encore prendre des photos, bénéficie de l'essor de ce segment qui échappe à la morosité du marché.

Au cours du troisième trimestre de son exercice (septembre-novembre), son chiffre d'affaires a bondi de 66,3% sur un an et de 7,9% par rapport aux trois mois précédents.

«BlackBerry connaît une formidable dynamique. Nous avons vendu notre 50 millionième BlackBerry» en janvier, a rappelé Jim Balsillie.

Interrogé sur l'iPhone, lancé en 2007 par Apple [[|ticker sym='AAPL'|]], le coprésident de RIM a reconnu qu'il avait eu «un réel impact sur le marché» en jouant un rôle de «catalyseur».

«Je pense que nous avons clairement bénéficié de l'attention portée au marché des smartphones», a-t-il dit.