Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, maintient ses prévisions de croissance économique de 3,8 % en 2010 même si plusieurs économistes jugent ce scénario trop optimiste.

Mis à jour le 10 févr. 2009
Joël-Denis Bellavance
Joël-Denis Bellavance LA PRESSE

Témoignant devant le comité des finances de la Chambre des communes, ce matin, M. Carney a soutenu que l'économie canadienne traversera une période fort difficile en 2009 avant de rebondir de manière spectaculaire l'an prochain.Il a affirmé que la perte record de 129 000 emplois en janvier est conforme aux projections de la Banque du Canada. Il a souligné que la politique de détente monétaire de la Banque du Canada entreprise depuis octobre dernier, combinée aux mesures budgétaires adoptées par le gouvernement fédéral, donneront du tonus à l'économie canadienne d'ici 12 à 18 mois.

«Nous ne préparons pas de scénario pessimiste. Nous ne préparons pas de scénario optimiste. Nous préparons un scénario réaliste», a affirmé M. Carney aux députés.

Le gouverneur de la Banque du Canada a rappelé que la récession a commencé aux États-Unis dans la foulée de la crise immobilière et que la reprise économique devra aussi commencer chez nos voisins du sud pour relancer l'économie mondiale.

«Votre scénario de croissance nous apparaît optimiste pour l'an prochain. Nous espérons que vous aurez raison», a affirmé le critique libéral en matière de finances, John McCallum, un ancien économiste en chef de la Banque Royale.