Bonne nouvelle pour la revitalisation du centre-ville de Sherbrooke. Dans un mois, la microbrasserie Siboire ouvrira ses portes dans l'ancienne gare de la rue du Dépôt, qui abrite également un terminus d'autobus.

Isabelle Pion

Bonne nouvelle pour la revitalisation du centre-ville de Sherbrooke. Dans un mois, la microbrasserie Siboire ouvrira ses portes dans l'ancienne gare de la rue du Dépôt, qui abrite également un terminus d'autobus.

Les promoteurs, Pierre-Olivier Boily, Jonathan Gaudreault et Carl Grenier, fondateur de Zoomédia, ont investi environ 500 000 $ dans le projet, qui permettra sous peu l'embauche d'une quinzaine de personnes.

Les gens intéressés à postuler peuvent d'ailleurs le faire en accédant au site internet de la microbrasserie Siboire, qui doit être fonctionnel ces jours-ci.

Logé dans un édifice plus que centenaire, le resto-pub pourra accueillir plus d'une centaine de clients, qui pourront déguster des variétés de bières brassées par Pierre-Olivier Boily et Jonathan Gaudreault, deux grands amis originaires du Lac-Saint-Jean et colocataires.

«On a quasiment une microbrasserie dans la cave, raconte M. Boily en précisant que le sous-sol de leur résidence avait été aménagé à cette fin. En termes de brasseurs artisanaux maison, je pense qu'on est les plus crinqués au Québec!»

«Jonathan (un résident en médecine) et moi, on s'est dit que ce serait l'fun d'avoir un resto-pub. À Sherbrooke, on aurait aimé avoir un genre de Caffucino. Ça, c'est il y a longtemps, cinq ou six ans. Avec les années, on a commencé à brasser ensemble», raconte ce fils d'entrepreneur de 25 ans.

Au départ, le projet devait voir le jour quelque part en 2008-2009. Victime d'un grave accident de voiture en 2005, Pierre-Olivier Boily raconte que l'épreuve a fait en sorte de devancer le projet.

«On a vu le secteur évoluer, on s'est dit que ça commençait à presser.»

Ce secteur du centre-ville a effectivement vu apparaître la coopérative l'Estudiantine (située en face de la gare) et le centre Jean-Besré, présentement en construction. Le jeune entrepreneur indique que ses collègues et lui ont choisi l'emplacement pour la beauté de l'endroit, mais surtout pour son fort potentiel.

Passionné par le brassage de la bière, Pierre-Olivier Boily dit vouloir éduquer sa clientèle, au même titre que certaines personnes s'intéressent au vin.

«Il y a différents types de grains, de levures et de houblons», illustre-il, visiblement enthousiaste.

Au passage de La Tribune, qui avait fait état de ce projet en mars dernier, les travaux allaient bon train. Chose certaine, l'édifice en lui-même, plus que centenaire, a beaucoup de cachet.

Les clients pourront voir les cuves servant à brasser la bière à travers de larges vitrines. En plus d'y déguster différentes variétés de bières, ils pourront également y manger et fureter sur internet sans fil. La microbrasserie peut accueillir entre 120 et 140 personnes.