Les sociétés de capital de risque (SCR) arrivent en force au Canada, surtout au Québec.

Charles Meunier, collaboration spéciale

Les sociétés de capital de risque (SCR) arrivent en force au Canada, surtout au Québec.

«Avant 2003, dit Marc-André Nadeau, associé chez Samson, Bélair, Deloitte et Touche, les fonds étrangers représentaient moins de 5% de l'ensemble. Aujourd'hui, ils comptent pour près de 40%.»

Aucun autre marché, à l'exception de l'Inde peut-être, n'a connu un tel chambardement. Pour le Québec, c'est un changement conjoncturel majeur.

Quant aux biotechs qui reluquent du côté de l'étranger, elles ont à la fois raison et tort de le faire.

Un récent sondage mené par Deloitte auprès des membres de l'Association indienne des SCR, place les biotechs au second rang et les pharmaceutiques au cinquième rang des intentions d'investissement.

«La situation est la même en Europe et partout dans le monde, dit M. Nadeau. Les sciences de la vie sont au coeur des priorités d'investissements. On peut vouloir en profiter.»

Cela dit, à moins d'avoir les reins financièrement très solides et une longueur d'avance sur la concurrence dans le créneau où l'on oeuvre, il est préférable pour une biotech québécoise de considérer d'abord ce que les SCR étrangères ont à offrir sur le marché québécois.

Marc-André Nadeau pense qu'il pourrait s'avérer beaucoup moins onéreux et risqué pour les petites et moyennes biotechs québécoises de transiger au Québec avec des fonds étrangers associés à des fonds provenant de sources canadiennes et québécoises plutôt que de le faire directement à l'étranger.

Selon tous les observateurs de l'activité des biotechs au Québec, leur avenir, en dépit des résistances somme toute normales qu'elles rencontrent, est prometteur.

Elles sont innovatrices, leur gestion est saine et elles ont accès à des entreprises de fonds locaux et étrangers qui possèdent des réseaux pouvant leur donner accès aux plus grands marchés.