L'entente à l'amiable qui libérerait Ronald Weinberg de ses principaux soucis judiciaires n'a pas été signée mardi, comme prévu.

Denis Arcand

L'entente à l'amiable qui libérerait Ronald Weinberg de ses principaux soucis judiciaires n'a pas été signée mardi, comme prévu.

Les parties ont continué de négocier toute la journée d'hier les détails d'une entente de principe annoncée jeudi dernier, mais dont le texte final achoppe encore.

La semaine dernière, il avait été conclu que le procès de M. Weinberg, poursuivi pour 116 millions par Cinar, son ancienne compagnie, commencerait lundi matin si les parties n'accouchaient pas d'une entente finale durant la fin de semaine.

Lundi, le texte n'était pas toujours pas prêt, mais le juge Jean-Yves Lalonde a accepté de prolonger le délai devant l'optimisme manifesté lundi - à des degrés divers - par l'avocat de Cinar, Mark Schrager, et celui de M. Weinberg, Jean Lozeau.

Me Lozeau est nettement le plus optimiste des deux, mais il semble que mardi, son client ait exigé des modifications au texte censément «final» rédigé lundi soir.

Mardi après-midi durant une brève audience, le juge a accepté de donner quelques heures supplémentaires, jusqu'à ce matin (mercredi).

L'avocat de Cinar, Me Shrager, a utilisé le mot «ultimatum», affirmant que «l'ultime échéance» est ce matin. Me Schrager s'est dit ouvert à des modifications «raisonnables» mais a affirmé qu'il entend revenir aujourd'hui (mercredi) devant le juge soit avec une entente signée, soit avec son premier témoin contre M. Weinberg, ce qui voudrait dire que l'entente avorterait et que le procès commencerait.

«Si on ne peut pas clôre ça (mardi soir), on n'y arrivera pas», a dit Me Schrager au juge.

Mais l'avocat de M. Weinberg, Me Lozeau, maintient que l'affaire est dans le sac pour son client.

«À ce stade-ci, je pense que c'est impossible que ça ne se règle pas à l'amiable. Lundi, on était au stade des discussions; (mardi), on a un texte écrit. On voit bien que ça avance. Mais c'est un dossier tellement complexe, un litige qui dure depuis tellement d'années, que ce n'est pas surprenant, dans le fond, que ça prenne quelques heures de plus que prévu.»

La complexité de l'affaire tient sans doute au fait que plusieurs poursuites intentées par plusieurs parties doivent être réglées.

Les pourparlers visent le règlement de Cinar contre Weinberg mais aussi les poursuites qui opposent M. Weinberg à son ancien bras droit aux finances de Cinar, Hasanain Panju, et à Ernst & Young, l'ancien vérificateur comptable de Cinar.

Cinar allègue que Ronald Weinberg et son épouse maintenant décédée, Micheline Charest, ont placé 122 M$ des fonds de la compagnie aux Bahamas sans autorisation du conseil; de cette somme, 59 millions demeurent introuvables.