Un compte d'épargne rapporte près de 4%. Une obligation fédérale de 10 ans, 4% aussi. Un certificat de placement garanti d'un an, deux ans, cinq ans... toujours le même 4%. Rien à faire! Les taux d'intérêt sont très faibles, peu importe l'échéance de l'obligation, peu importe le profil de risque de l'émetteur.

Stéphanie Grammond

Un compte d'épargne rapporte près de 4%. Une obligation fédérale de 10 ans, 4% aussi. Un certificat de placement garanti d'un an, deux ans, cinq ans... toujours le même 4%. Rien à faire! Les taux d'intérêt sont très faibles, peu importe l'échéance de l'obligation, peu importe le profil de risque de l'émetteur.

Les investisseurs en ont marre de recevoir leur 4%. «Ils sont mieux d'être patients!», réplique Paul-André Pinsonnault, économiste principal revenus fixes, à la Financière Banque Nationale.

Les taux pourraient rester longtemps au tapis. «Ce pourrait être un cycle prolongé où le coût du capital demeure faible durant 10 ou 20 ans», affirmait justement James W. Paulsen, stratège chez Wells Capital Management, dans un dossier intitulé «It's a Low, Low, Low, Low-Rate World», en couverture du magazine américain Business Week, cette semaine.

Pourquoi des taux si faibles? Une raison surtout: les banques centrales des pays industrialisés ont réussi à merveille à contenir l'inflation. Les craintes des investisseurs se sont évanouies. Tant qu'il en sera ainsi, il n'est pas déraisonnable de penser que les taux oscilleront autour de 4%.

Après inflation, cela laisse un rendement réel de 2%. Et on n'a pas encore soustrait de l'impôt! Il y a 10 ans, c'était une toute autre histoire: les obligations procuraient des rendements réels de 5% (7% moins 2% d'inflation). «La vie était plus agréable pour ceux qui étaient à la retraite», admet M. Pinsonnault.

Dans l'univers obligataire actuel, comment peuvent-ils bonifier leurs revenus? La chasse aux rendements est ouverte...

Un dossier à lire dans La Presse de samedi...