Magna International, premier fabricant canadien de pièces d'auto fondé par Frank Stronach, «songe sérieusement» à racheter Chrysler, division de DaimlerChrysler, a écrit lundi un analyste dans une note à des investisseurs.

Bloomberg

Magna International, premier fabricant canadien de pièces d'auto fondé par Frank Stronach, «songe sérieusement» à racheter Chrysler, division de DaimlerChrysler, a écrit lundi un analyste dans une note à des investisseurs.

Les dirigeants de Magna ont visité toutes les usines de Chrysler, ont tenu des réunions avec les responsables du syndicat (les Travailleurs unis de l'auto), et ont eu accès aux informations financières de Chrysler, a précisé Brett Hoselton, analyste de KeyBanc Capital Markets, de Cleveland, sans préciser l'origine de ses informations.

Magna, d'Aurora, en Ontario, est le seul fabricant de pièces d'auto qui fait l'assemblage complet de véhicules, y compris des modèles Jeep et Chrysler dans son usine de Graz, en Autriche. DaimlerChrysler a indiqué ce mois-ci qu'il pourrait vendre sa division non rentable ou chercher des partenaires pour cette division.

«Magna réalise en ce moment un important contrôle préalable sur Chrysler et il songe sérieusement à un rachat potentiel de la compagnie», a écrit M. Hoselton, qui suggère de conserver le titre de Magna et qui estime cependant «peu probable» une éventuelle fusion.

Tracy Fuerst, porte-parole de Magna, a refusé de faire des commentaires. Elle a aussi refusé de confirmer une nouvelle parue samedi dernier dans le Detroit Free Press soulignant que le président de Magna, Frank Stronach, avait tenu une réunion avec le PDG de DaimlerChrysler, Dieter Zetsche, le 14 février dernier, le jour où l'entreprise a annoncé une stratégie de grande ampleur pour réduire les coûts chez Chrysler.

La semaine dernière, le journal canadien National Post écrivait que Magna était intéressé à acheter Chrysler et à installer à sa tête Wolfgang Bernhard, l'ancien patron de Volkswagen. Mme Fuerst a aussi refusé de commenter cet article.

Pour sa part, Jim Gillette, analyste spécialiste des fournisseurs de l'industrie automobile de CSM Worldwide, à Grand Rapids, au Michigan, soutient qu'une fusion Magna-Chrysler pourrait marcher.

«Magna a certainement une gamme de produits, a dit M. Gillette au cours d'une entrevue. La seule chose qui leur manque, c'est l'expérience de la vente et du marketing des véhicules. Il se peut qu'ils soient prêts à faire ce saut.»

Lundi, l'action de Magna a reculé de 25 cents, à 92,52$, à la Bourse de Toronto.