Alors que la date butoir du 30 septembre approche pour en arriver à une solution avec l'employeur dans l'espoir de surmonter la crise actuelle, les instances syndicales de l'usine Kruger de Trois-Rivières ont pris connaissance, vendredi, des états financiers de cette division.

Marc Rochette

Alors que la date butoir du 30 septembre approche pour en arriver à une solution avec l'employeur dans l'espoir de surmonter la crise actuelle, les instances syndicales de l'usine Kruger de Trois-Rivières ont pris connaissance, vendredi, des états financiers de cette division.

«On était en formation économique avec l'analyste financier chargé d'en faire l'évaluation, mais on est limité dans les chiffres qu'on va donner, ayant signé des formules de confidentialité», a expliqué au Nouvelliste le représentant national du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (FTQ), Claude Gagnon.

Malgré cela, il ne cache pas que «quand l'employeur autorise à voir ses chiffres, ce n'est pas parce que ça va très bien», confirmant l'existence de pertes.

Avec un dollar canadien qui fait de plus en plus mal, Kruger souhaite à tout prix mettre de l'avant une restructuration lui permettant de rembourser un manque à gagner évalué, par les gestionnaires de l'entreprise, à 45 millions de dollars. Et c'était il y a un mois.

On demande donc d'importantes concessions au personnel afin d'éponger la moitié de ce déficit. La somme restante étant cumulée grâce à la bonne foi présumée des fournisseurs, des institutions financières et des gouvernements.

«On a eu plusieurs rencontres, mais il ne s'agissait que de discussions et de précisions sur les demandes et propositions patronales», a indiqué M. Gagnon.

Dans les scénarios préconisés par Kruger, il y aurait le congédiement d'une centaine de travailleurs et une diminution imposante de 10 % des salaires et avantages sociaux. En août dernier, les travailleurs avaient autorisé leurs représentants syndicaux à négocier avec l'employeur, mais dans une faible proportion de 64,3 %.

«La prochaine rencontre sera uniquement du côté syndical pour faire l'évaluation et la stratégie qu'on doit utiliser avec les données et les demandes. La date limite reste le 30 septembre, mais quand on sera proche, on verra si c'est ferme ou pas selon l'avancement du dossier», a-t-il conclu.