Jamais deux sans trois, dit-on. Bombardier Transport annonce mercredi matin qu'elle lance une troisième coentreprise ferroviaire en Russie.

Michel Munger

Jamais deux sans trois, dit-on. Bombardier Transport annonce mercredi matin qu'elle lance une troisième coentreprise ferroviaire en Russie.

La filiale de la compagnie montréalaise Bombardier [[|ticker sym='T.BBD.B'|]] s'entend donc avec le fabricant russe de matériel roulant Transmashholding pour lancer cette initiative.

Les deux partenaires entendent développer ensemble une nouvelle famille de locomotives utilisant une technologie de propulsion asynchrone.

Possédée à parts égales, cette nouvelle coentreprise russe visera les marchés de la Russie, de la Communauté des États indépendants née de la mort de l'URSS, et les nouveaux marchés d'exportation.

Le seul potentiel de la Russie semble énorme: 72,5% des locomotives électriques et 84,2% des locomotives diesel du monopole d'État Russian Railways avaient dépassé leur durée de vie d'exploitation en 2007.

La demande du transporteur ferroviaire devrait s'élever à 11 675 véhicules pour la période 2008-2015 et de 11 722 véhicules pour 2016-2030.

L'an dernier, Bombardier et Transmashholding ont lancé deux coentreprises.

Ces entités spécialisées respectivement dans le développement de technologie de propulsion avancée pour le matériel ferroviaire et dans la production de composants clés pour les locomotives électriques.

«Russian Railways a des exigences strictes envers ses fournisseurs, guidées par les solutions techniques les plus avancées», déclare Andrey Andreev, directeur général par intérim de Transmashholding.

«Nous espérons que notre coopération avec Bombardier Transport permettra à la société de fabriquer des produits capables de répondre à la demande actuelle et future des exploitants de chemins de fer», ajoute ce dirigeant.

L'action de Bombardier a clôturé à 7,67 $ mardi à la Bourse de Toronto.