Les Canadiens vont moins consommer aux États-Unis, ce qui contribue à une baisse importante du déficit des voyages internationaux au premier trimestre.

Michel Munger

Les Canadiens vont moins consommer aux États-Unis, ce qui contribue à une baisse importante du déficit des voyages internationaux au premier trimestre.

Selon les données publiées mercredi par Statistique Canada, le déficit a reculé de 295 M$ en janvier, février et mars 2008, pour s'établir à 3,1 G$.

Le déficit constaté au quatrième trimestre était justifié par une importante augmentation du magasinage outre-frontière par les Canadiens aux États-Unis.

Ce «saut de frontière» a été la conséquence de la parité entre les dollars américain et canadien, atteinte l'an dernier. Le pouvoir d'achat accru permettait aux Canadiens de faire des achats intéressants aux États-Unis. Mais depuis, beaucoup de détaillants canadiens ont ajusté leurs prix au détail, réduisant l'attrait de ce magasinage.

«De plus, écrit Statistique Canada, un nombre particulièrement élevé de tempêtes hivernales dans certaines régions du pays aurait possiblement découragé les Canadiens de voyager aux États-Unis.»

Lors des trois premiers mois de l'année, les Canadiens ont sorti 7,2 G$ de leurs portefeuilles pour dépenser chez les voisins du Sud, une baisse de 4,6%.

Les voyageurs étrangers, eux, ont dépensé 4,1 G$ au Canada, une baisse de 1,2%. C'est le niveau le plus bas enregistré en deux ans, et c'est causé par un creux de 10 ans dans les dépenses américaines en voyages au Canada.

Depuis que les états-uniens ont diminué leurs voyages en sol canadien, les citoyens d'autre pays ont compensé une partie des pertes, affirme Statistique Canada.

Par ailleurs, les Canadiens ont effectué un nombre record de voyages outre-mer au premier trimestre. L'agence fédérale compte 2 millions de voyages et 3 G$ en dépenses dans les pays autres que les États-Unis. Il s'agit d'une croissance de 1,7% au niveau des voyages, comparativement au quatrième trimestre.

Depuis une dizaine de trimestres, cette croissance se chiffre à 29,2%.