Définir clairement les responsabilités du chef de la direction (PDG), du chef financier et des administrateurs.

Annie Mathieu, collaboration spéciale

Yvan Richard, président et chef de la direction du Collège des administrateurs de sociétés, donne les quatre ingrédients essentiels pour une recette de gouvernance réussie.

Partage des responsabilités

Définir clairement les responsabilités du chef de la direction (PDG), du chef financier et des administrateurs.

Il doit y avoir une séparation des pouvoirs entre le président du conseil et le président et chef de la direction.

Il faut aussi établir les politiques, les procédures et les systèmes. Ces informations doivent être véhiculées à tous les niveaux dans l'entreprise.

On passe ensuite à la reddition des comptes, qui dans certains cas, est quasiment quotidienne.

Le chef de la direction rend des comptes aux administrateurs tous les mois ou a tous les trimestres.

Le conseil d'administration rend des comptes aux actionnaires lors de l'assemblée annuelle.

La gestion des risques

Le rôle du chef de la direction est d'identifier les risques financiers et ceux liés à la gestion et à la réputation de l'entreprise.

Il doit mettre en place des correctifs et établir des échéanciers.

Le rôle des administrateurs est d'accepter ou de refuser ces initiatives.

Travailler avec les parties prenantes

S'assurer de l'appui des employés, des clients, des fournisseurs, bref, de l'environnement où évolue l'entreprise.

On peut avoir un bon chef et un bon conseil d'administration, mais il y aura un grave problème si l'entreprise n'est pas appuyée.

Quantifier les attentes

Les attentes doivent être quantifiées et quantifiables. Le responsable devient alors imputable de ses actions, il sait à quoi s'attendre et à ce que l'on attend de lui.

Le système de rémunération est rattaché à ses performances. S'il remplit ses responsabilités, il a droit à un montant X.

Dans certaines entreprises, tous les employés ont droit à une hausse salariale lorsque les objectifs sont atteints. Le rendement de l'entreprise devient quantifiable et monnayable.