La crise économique frappe, les marchés reculent et la récession frappe à nos portes. Cela n'empêche toutefois pas Couche-Tard (T.ATD.B) de rapporter un bénéfice record à son deuxième trimestre en grande partie grâce aux marges élevées sur le carburant.

Olivier Bourque

La crise économique frappe, les marchés reculent et la récession frappe à nos portes. Cela n'empêche toutefois pas Couche-Tard [[|ticker sym='T.ATD.B'|]] de rapporter un bénéfice record à son deuxième trimestre en grande partie grâce aux marges élevées sur le carburant.

La chaîne de dépanneurs lavalloise a cumulé un profit de 97,6 M$ en forte hausse de 43,4 M$ face aux 54,2 M$ annoncés un an plus tôt. Il s'agit d'une augmentation de 80%.

Par action, le bénéfice a atteint 49 cents ce qui est conforme aux attentes des analystes questionnés par Bloomberg qui anticipaient un bénéfice ajusté de 47,8 cents et de 51 cents pour le bénéfice net.

Selon l'entreprise, la forte hausse des profits de ce trimestre a été stimulée par les marges brutes élevées sur le carburant aux États-Unis.

En fait, cette hausse des marges a largement compensé la baisse des volumes d'essence. Rappelons que la baisse de la distance parcourue sur les autoroutes américaines est de 6,8% dans les États où l'entreprise est présente.

«Pour la première fois depuis un bon moment, nous avons eu la satisfaction de pouvoir tirer les bénéfices d'une marge brute sur le carburant qui nous a été favorable», a affirmé Alain Bouchard, PDG de Couche-Tard.

Le géant québécois a également rapporté un chiffre d'affaires en forte hausse de 1,1 G$ (+ 30,2%) qui s'est arrêté à 4,6 G$.

Toujours aux Etats-Unis, les résultats de la compagnie ont aussi été soutenus par les ventes de marchandises malgré des ventes par magasin comparable en légère baisse de 1,0 % en partie attribuable aux ouragans.

Au Canada, les ventes de marchandises et le volume de carburant par magasin comparable ont été respectivement en hausse de 1,4 % et 2,2 %.

Bonne situation pour faire des acquisitions

Malgré les bons résultats, Alain Bouchard demeure les deux pieds sur terre. Selon lui, Couche-Tard demeure «conscient qu'il (...) reste des défis de taille à relever en regard de la situation économique difficile».

«Toutefois, cette même situation pourrait nous permettre de réaliser des acquisitions à des conditions avantageuses, compte tenu de notre solide situation financière», a poursuivi M. Bouchard.

Au cours de l'exercice 2009, Couche-Tard entend poursuivre ses investissements notamment en déployant son programme Impact.

Seulement Au cours du trimestre, Couche-Tard a aussi implanté son programme

dans 32 magasins corporatifs (76 depuis le début de l'exercice).

Couche-Tard indique également qu'elle a «bon espoir d'accroître sa profitabilité au cours de l'exercice» malgré plusieurs facteurs qui peuvent changer les résultats comme le taux de change et la marge nette sur le carburant.

En publiant ses résultats, Couche-Tard a également souligné que l'agence de cotation Standard & Poor's a élevé sa cote de crédit corporative de BB à BB+.

À la Bourse de Toronto, vers 12h30, l'action de Couche-Tard prenait 1,68% ou 23 cents et pointait à 13,93 $.