Vincent Lacroix sera de retour en cour vendredi matin, dans une procédure qui pourrait éventuellement lui permettre de recouvrer la liberté, pour un temps du moins.

Denis Arcand

Vincent Lacroix sera de retour en cour vendredi matin, dans une procédure qui pourrait éventuellement lui permettre de recouvrer la liberté, pour un temps du moins.

Après avoir été reconnu coupable de 51 infractions à la Loi sur les valeurs mobilières, en décembre dernier, le financier déchu avait porté le verdict en appel.

Il a depuis été condamné à une sentence pénale de 12 ans moins un jour.

L'audience de vendredi est une présence «pro forma» (pour la forme) pour mettre au calendrier, à une date future, l'appel de M. Lacroix.

Mais M. Lacroix risque aussi de demander à la cour de suspendre sa sentence d'ici l'audience.

Il n'est pas impossible que le juge Réjean Paul, de la Cour supérieure, décide d'entendre sur-le-champ une partie des arguments de M. Lacroix.

Un porte-parole de l'Autorité des marchés financiers a dit mardi ne pas savoir si M. Lacroix pourrait être libéré temporairement au terme de l'audience d'après-demain.

Cependant, l'AMF a déjà fait savoir qu'elle s'oppose à la requête en appel de M. Lacroix, et elle plaidera contre sa libération, que la cause soit entendue après-demain ou plus tard.

M. Lacroix a été reconnu coupable de 27 manipulations de la valeur des fonds communs Norbourg, par le biais de tripotages comptables massifs, ainsi que de 26 déclarations écrites fausses ou trompeuses.

Ces malversations ont rendu possible un détournement de fonds résultant en des pertes de 130 millions de dollars pour 9200 investisseurs.

On attend toujours que la Gendarmerie royale du Canada annonce si elle déposera des accusations criminelles à la suite de l'affaire Norbourg.

Des procès au civil sont également prévus.