À Montréal, Nortel n'est plus que l'ombre d'elle-même.

Marie Tison

À Montréal, Nortel n'est plus que l'ombre d'elle-même.

A la fin des années 2000, à la veille d'une première grande vague de licenciements, Nortel comptait près de 6000 employés au Québec, essentiellement dans son complexe de Saint-Laurent.

Aujourd'hui, ils ne sont plus que 550. C'est 10 fois moins d'employés.

L'ensemble de Nortel a connu une importante cure d'amaigrissement pendant toute cette période. L'entreprise comptait 94000 employés dans le monde au 31 décembre 2000. Aujourd'hui, on parle de 33 700. C'est presque trois fois moins. Mais cela montre que, toutes proportions gardées, Montréal a été frappé particulièrement sévèrement.

Même si Nortel est une société canadienne, ses employés canadiens sont en minorité. Selon les données fournies aux autorités américaines, Nortel comptait à la fin de décembre 2005 moins de 7800 employés au Canada. Par contre, elle employait 13000 personnes aux États-Unis, 7000 en Europe et 7300 dans les autres pays.

Cinq ans plus tôt, à la fin de décembre 2000, Nortel employait 25900 employés au Canada, 38000 aux États-Unis, 23600 en Europe et 7000 dans les autres pays.

Même si les effectifs globaux de Nortel ont fondu, ils sont demeurés à peu près constants dans les «autres pays», comme la Chine, l'Inde et divers pays d'Amérique latine.