Collecte d'informations déficiente, renseignements erronés, recommandations obscures et inappropriées... Voilà quelques-unes des conclusions de l'enquête réalisée par Option consommateurs et publiée dans le magazine Protégez-Vous d'octobre qui ne vont pas améliorer l'image de la profession.

Didier Bert

Collecte d'informations déficiente, renseignements erronés, recommandations obscures et inappropriées... Voilà quelques-unes des conclusions de l'enquête réalisée par Option consommateurs et publiée dans le magazine Protégez-Vous d'octobre qui ne vont pas améliorer l'image de la profession.

En fait, la moitié des conseillers financiers échoue le test proposé par le magazine Protégez-vous.

L'enquête a été menée auprès de 39 représentants en valeurs mobilières. Option consommateurs voulait vérifier la capacité des conseillers financiers à définir le profil et les besoins d'un client investisseur afin de proposer une stratégie adaptée et des recommandations claires.

20 des 39 conseillers financiers ont obtenu une note de 65% et moins. Pourtant tous sauf un figurent au registre de l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Les planificateurs financiers obtiennent des résultats inégaux, malgré une formation couvrant l'ensemble des besoins en matière de finances personnelles.

Cette enquête risque bien de ne pas améliorer l'image des conseillers financiers auprès du public. Déjà, un sondage réalisé en octobre 2006 par la firme Léger Marketing pour le compte du Journal de l'assurance montrait que 35% du public disait n'avoir pas ou peu confiance envers la profession de conseiller financier.

Le même sondage indiquait que le public jugeait davantage les professionnels du conseil financier comme des vendeurs (61%) plutôt que comme des experts (36%). Interrogés, les conseillers financiers se surestimaient en étant 75% à croire que le public les considéraient comme des experts.

La Chambre de la sécurité financière avait alors lancé une campagne de communication pour améliorer l'image de la profession.