Le London Stock Exchange (LSE), qui a repoussé six offres d'achat en deux ans, et la Bourse de Tokyo, qui pâtit de la concurrence chinoise, ont annoncé vendredi un accord de coopération technique et commerciale, pour développer notamment des produits financiers communs.

Agence France-Presse

Le London Stock Exchange (LSE), qui a repoussé six offres d'achat en deux ans, et la Bourse de Tokyo, qui pâtit de la concurrence chinoise, ont annoncé vendredi un accord de coopération technique et commerciale, pour développer notamment des produits financiers communs.

Selon des sources proches de l'opération, les deux groupes prévoient des cotations réciproques de fonds de placement indiciels.

Les deux opérateurs ont indiqué aussi qu'ils allaient encourager les sociétés à se coter sur leurs marchés respectifs, dans le but de créer à terme une Bourse fonctionnant 24 heures sur 24. Une collaboration est également prévue dans le domaine de la régulation.

«Le Tokyo Stock Exchange est un marché mondial immensément important et nous voyons notre coopération avec lui comme une opportunité stimulante d'élargir la gamme de services que nous proposons aux émetteurs, aux investisseurs et aux entreprises cotées», a commenté Chris Gibson-Smith, président du LSE.

«L'environnement actuel des marchés boursiers fait qu'il est important pour nous d'explorer la possibilité de satisfaire les différentes parties prenantes de la place. Dans ce contexte, le Tokyo Stock Exchange est ravi d'entamer des discussions avec le London Stock Exchange, l'un des marchés leaders de la planète«, a déclaré Taizo Nishimuro, PDG du TSE.

Le Tokyo Stock Exchange (TSE), qui est en quête de partenariats pour conserver son rang de première place financière d'Asie face à la concurrence des Bourses chinoises, avait déjà annoncé à la fin de janvier un projet d'alliance avec la Bourse de New York (NYSE) d'ici la fin 2009. Il est également en pourparlers avec le Chicago Mercantile Exchange.

Le LSE a repoussé récemment une deuxième OPA de la Bourse électronique américaine Nasdaq, après avoir décliné quatre autres scénarios de rapprochement depuis deux ans avec Deutsche Börse, Euronext, Macquarie Bank et la maison de courtage ICAP.