Pas toujours facile de stimuler l'entrepreneuriat auprès des jeunes, surtout dans une région comme Gatineau, où le fédéral est si dominant comme employeur.

Mis à jour le 14 sept. 2007
Louis Lafortune

Pas toujours facile de stimuler l'entrepreneuriat auprès des jeunes, surtout dans une région comme Gatineau, où le fédéral est si dominant comme employeur.

Voulant justement allumer cette flamme auprès des jeunes, l'Association des clubs d'entrepreneurs étudiants (ACEE) du Québec a lancé, jeudi, sa toute première campagne de financement.

Intitulée Vous avez ce qu'il faut pour nous faire grandir... nous fournissons le reste, la campagne a pour but d'amasser 600 000 $, à coups de 200 000 $ par année pendant trois ans, à travers le Québec, incluant Gatineau.

L'ACEE compte encourager les entrepreneurs de Gatineau et d'ailleurs à donner 100 $ par année pour les trois prochaines années.

«Être entrepreneur, c'est d'être son propre patron, c'est de choisir sa destinée», a dit hier Marc St-Pierre, directeur aux partenariats à l'ACEE, qui était de passage en Outaouais, hier, pour lancer la campagne.

M. St-Pierre a cité les récentes statistiques de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, selon lesquelles jusqu'à 70 % des entreprises interrogées n'ont aucun plan pour assurer leur relève.

«Il n'est pas trop tard pour agir.»

L'Outaouais compte 13 clubs de jeunes entrepreneurs dans plusieurs domaines, que ce soit les affaires, l'informatique, la mécanique, la coiffure etc. L'objectif de l'ACEE, qui a été fondée en 1991, est d'encourager la création d'autres clubs et d'aider à tisser des liens entre ces clubs et les gens d'affaires locaux. Il existe actuellement quelque 160 clubs de jeunes entrepreneurs au Québec.

La conférence de presse d'hier s'est déroulée chez Matelas Lapensée de Gatineau, une entreprise familiale fondée en 1902. L'actuel propriétaire, Michel Lapensée, n'a pas hésité à se joindre à la campagne de l'ACEE.

«On vit chez nous le passage à la quatrième génération. Je suis donc très conscient de l'importance de la relève en affaires.»

François Doucet, président de Société-Conseil Amergo Inc., une entreprise de consultants à Gatineau, a fait partie d'un club d'entrepreneurs étudiants dans sa jeunesse, une expérience qui lui a permis de valider ses projets d'avenir.

«Sans ces clubs, beaucoup de jeunes entrepreneurs sur les bancs d'école n'auraient pas éventuellement pignon sur rue», a dit M. Doucet.