Que sont les promesses devenues de nos politiciens du parti libéral du Québec?

Hélène Baril

Que sont les promesses devenues de nos politiciens du parti libéral du Québec?

Santé

Promesse: «Les dépenses pour la santé et les services sociaux passeront de 17,45 milliards en 2002-2003 à 23,68 milliards en 2008-2009, ce qui représente une augmentation de 6,23 milliards ou de 35,7% sur 6 ans».

Réalité: Un an avant la date fixée par les Libéraux, les dépenses en santé atteignent 22,1 milliards, ce qui est en ligne avec l'objectif. Mais les problèmes que cet argent supplémentaire devait régler, à savoir désengorger les urgences et réduire les listes d'attente, sont toujours là.

Niveau de vie

«Il n'est pas acceptable que le niveau de vie des Québécois les place au 52e rang parmi les 60 états et provinces du nord du continent. Il faut faire un virage».

Le revenu disponible des Québécois a augmenté depuis 2003, mais l'écart entre notre niveau de vie et celui des autres Canadiens s'est accru depuis quatre ans. Le revenu disponible par habitant équivalait à 93% de celui des Canadiens en 2003 et à seulement 91% en 2006.

Baisse d'impôt

«Cinq ans après l'élection d'un gouvernement du Parti libéral du Québec, les contribuables québécois paieront en moyenne 27% moins d'impôt».

Les baisses d'impôt de 1 milliard par année promise par les Libéraux ne se sont jamais matérialisées. En tout et pour tout, les contribuables ont eu droit à des réductions totales d'impôt de moins de 250 millions par année, pour un total de 953 millions en quatre ans.

R&D

«Au terme du premier mandat, l'effort québécois en recherche et développement aura été porté de 2,4% à 3% du PIB. Cela nous placera à l'avant-garde mondiale en matière d'investissement en R&D».

Le gouvernement vient tout juste d'accoucher d'une Stratégie de la recherche et de l'innovation, dont les objectifs sont beaucoup plus modestes. Il parle maintenant d'atteindre le chiffre de 3% en 2010.

Autres

«Nous visons un état centré sur les services au citoyen, plus efficace, plus transparent et moins coûteux».

Le gouvernement libéral avait promis de réduire le nombre de ministères, d'organismes et de sociétés d'État. Selon le chiffres du Vérificateur général, le nombre d'entités relevant du gouvernement a légèrement fluctué entre 2001 et 2006, mais il y en a aujourd'hui 280, soit 5 de plus qu'en 2001.

«La mise en place d'un gouvernement en ligne sera le projet le plus emballant confié aux employés de l'État depuis la Révolution tranquille».

Malgré la nomination d'un ministre responsable, Henri-François Gautrin, qui est allé voir ce qui se faisait un peu partout ailleurs dans le monde, le projet s'est avéré moins emballant que prévu. Il y a davantage de services disponibles sur Internet, comme la possibilité de faire un changement d'adresse lors d'un déménagement, mais le gouvernement en ligne est encore à l'état de projet.

Sources: Statistique Canada, Institut de la statistique du Québec, Documents budgétaires, Plan d'action des libéraux.