C'est le boom économique sur la Rive-Sud par les temps qui courent, mais la Chambre de commerce entend bien demeurer allumée si enviable la situation soit-elle.

Marc Saint-Pierre

C'est le boom économique sur la Rive-Sud par les temps qui courent, mais la Chambre de commerce entend bien demeurer allumée si enviable la situation soit-elle.

Le président de la Chambre lévisienne, Michel Paré, s'est ouvert de son devoir de vigilance à l'occasion de la rentrée du groupe de gens d'affaires, mercredi.

«On peut qualifier la situation économique de notre région de particulièrement enviable. Plusieurs projets sont présentement en marche et contribueront grandement à la vitalité de notre ville. Dans ce contexte, le rôle de la Chambre de commerce consiste à assurer une représentation dynamique de son milieu, à contribuer activement au développement de la région et à favoriser la concertation dans l'action», a-t-il observé.

«Il y a un bouillonnement sur la Rive-Sud», a repris M. Paré, qui en perçoit un corollaire dans la croissance de son effectif à près de 900 entreprises. Et qui a l'embarras du choix quand il s'agit de déterminer des grands projets porteurs de développement actuels ou en devenir dans la ville de Danielle Roy-Marinelli.

En l'occurrence le campus de l'UQAR (Université du Québec à Rimouski), qui vient d'ouvrir ses portes, le Centre de congrès et d'exposition en construction, le chantier maritime Davie ressuscité.

Et l'Innoparc, destiné à recevoir des entreprises de technologies nouvelles en développement à Lévis, et la Boîte à sciences qui prendrait place à la tête des ponts. Et le projet de port méthanier Rabaska, rendu à l'heure des décisions politiques.

Dans le propos du président de la Chambre, il est apparu qu'il ne compte pas sur une alouette qui tomberait du ciel toute rôtie.

«Nous souhaitons grandement que Rabaska deviendra une réa-lité. Nous continuons de penser que le projet sera bénéfique pour la région de Lévis. Au point où le dossier en est rendu, il faut demeurer alerte», a noté le président Paré, qui n'exclut pas d'intervenir auprès des ministres du gouvernement Charest, tout comme l'ont fait d'ailleurs des opposants.

«La Chambre défendra à nouveau ses positions si les opposants interviennent à nouveau sur la place publique», a-t-il ajouté, une allusion à l'intention exprimée par les verts de faire de Rabaska un second Suroît.

La Chambre n'en fouettera pas moins plein d'autres chats, entre autres en mettant en oeuvre un comité des leaders, groupe de travail réunissant des chefs de file de renom, qui aura pour tâche de remettre sur le métier les priorités établies à l'occasion du Forum économique de Chaudière-Appalaches pour les matérialiser en projets concrets.

La Chambre participera aussi, «de façon très active», au groupe de travail sur l'immigration et la main-d'oeuvre envisagé par la Direction du développement de la Ville de Lévis. Parce qu'il y a comme ailleurs à Lévis une pénurie de main-d'oeuvre, pénurie dont la solution passe par la formation, M. Paré dixit, mais aussi par l'accueil de nouveaux travailleurs.

C'est dans cette perspective que la Chambre accueillera à un de ses petits déjeuners la directrice d'Intégration communautaire des immigrants (ICI), Eva Lopez, qui a contribué à régler un problème de main-d'oeuvre dans la Beauce et l'Amiante.

À ses soupers-conférences sont attendus des porte-parole comme le président du Conseil du patronat, Michel Kelly-Gagnon, la vice-présidente de Crocs, Marie-Claude de Billy, et le président de Rabaska, Glenn Kelly.

À ses dîners des donneurs d'ordre, une nouveauté, elle accueillera le président de Davie, Gilles Gagné, et le directeur du développement économique à Lévis, Philippe Meurant.

«La Chambre va bien, les gens ont de l'intérêt. Nous sommes à nous pencher sur de nouvelles façons de faire», a noté la directrice générale, Sylvie Girard.