La croissance qui se dynamise au pays fait croire à la CIBC que la Banque du Canada laissera le dollar canadien s'apprécier à parité avec le billet vert américain et haussera bientôt ses taux d'intérêt.

Michel Munger

La croissance qui se dynamise au pays fait croire à la CIBC que la Banque du Canada laissera le dollar canadien s'apprécier à parité avec le billet vert américain et haussera bientôt ses taux d'intérêt.

«Il est de plus en plus clair que notre prétention qu'une intervention de la Banque du Canada contre la devise n'est plus tenable», affirme Jeff Rubin, économiste en chef et stratège de CIBC World Markets, dans un rapport publié vendredi.

Selon l'économiste, le sommet de 30 ans pour le dollar canadien et le creux de trois décennies pour le chômage font croire que le niveau de croissance actuel ne tiendra pas, dépassant les attentes.

Conséquemment, il prévoit une croissance de 2,4% au Canada cette année et de 2,5% l'an prochain.

«Entre un marché bouillant pour les ressources et l'énergie et d'énormes influx de capital associés à l'avalanche de fusions et acquisitions, la devise a encore beaucoup d'octane», ajoute M. Rubin.

Selon lui, les primes de 30% à 40% payées par les acquéreurs ont fait grimper les évaluations des entreprises et expliqueraient 40% de la hausse de 2000 points de l'indice S&P/TSX lors des 12 derniers mois.

CIBC World Markets fait donc quelques ajustements à son portefeuille, retranchant un peu de services financiers pour se tourner vers la consommation discrétionnaire. Bien entendu, elle recommande encore de surpondérer l'énergie et les métaux de base.