L'indiscrétion du directeur général des Ducks d'Anaheim pourrait lui coûter cher.

Jean-Sébastien Gagnon

L'indiscrétion du directeur général des Ducks d'Anaheim pourrait lui coûter cher.

Enfreignant l'omertà en vigueur dans la LNH, Brian Burke a dévoilé jeudi à la presse la teneur des discussions qu'il a eues avec ses homologues au sujet d'un possible échange de joueurs.

Les ligues professionnelles sanctionnent avec une étonnante sévérité ceux qui ne suivent pas «la ligne de parti».

Parlez-en à Bob Hartley, entraîneur québécois des Thrashers d'Atlanta: en novembre, il a reçu une amende de 17 000$ pour avoir critiqué le travail des arbitres à la suite d'un match. Plus tard, la LNH a reconnu que Hartley avait raison sur le fond – les arbitres avaient été particulièrement mauvais – mais que ses propos «avaient dépassé les bornes».

La palme revient toutefois au propriétaire des Mavericks de Dallas, Mark Cuban, qui a déboursé 1,7 million en amendes depuis qu'il a acquis l'équipe en 2000.

Durant un match des séries de 2006, Cuban s'est rué sur le terrain, a engueulé les arbitres, avant de s'en prendre au commissaire de la NBA, David Stern, qui assistait à la rencontre. Ce seul geste lui a coûté 300 000$.

En 2004, les principaux circuits professionnels – LNH, NFL, MLB et NBA – ont imposé un total de 15 M$ en amendes.

À qui est destiné tout cet argent? Selon la convention collective en vigueur dans la NBA, ces montants sont divisés à part égale entre la ligue et l'Association des joueurs, qui les remettent ensuite à l'oeuvre de charité de leur choix.

La NFL et le baseball majeur suivent grosso modo le même principe. Dans la LNH, cependant, l'argent est versé dans un fonds destiné aux joueurs à la retraite qui connaissent des difficultés financières.

Ça va mal en sport féminin

Si le sport professionnel masculin génère des millions en revenus, il en va autrement du sport féminin.

Ainsi, le Galaxy de Los Angeles a accepté de payer 250 M$ en janvier pour le seul transfert du footballeur étoile David Beckham. Lancée trois ans plus tôt, une ligue professionnelle de soccer féminin, dotée de budgets beaucoup plus modestes, n'a survécu que quelques mois aux États-Unis.

Des investisseurs tentent toutefois de relancer cette ligue. Si tout va bien, la WUSA va reprendre du service en 2008 et aligner entre six et huit équipes munies d'un budget de 2,5 millions. Un calendrier de 20 matchs est aussi en préparation. Le projet est mené par John Hendricks, fondateur de The Discovery Channel et investisseur de la première heure dans la WUSA.

Au Canada, seules les footballeuses étoiles Amy Walsh et Charmaine Hooper ont su tirer un salaire suffisant de la WUSA pour vivre de leur sport. Aujourd'hui, Hooper est à la retraite, tandis que Walsh porte les couleurs d'une équipe locale, les Comètes de Laval, tout en poursuivant une maîtrise en nutrition à l'Université de Montréal.

LNH: mauvaises cotes d'écoute»

Les cotes d'écoute de la LNH sont la risée du sport professionnel américain. Fréquemment, le bowling et les compétitions canines attirent un plus large public que les matchs des Rangers ou des Black Hawks.

Sur Internet, toutefois, la ligue s'en tire à bon compte: le taux de fréquentation du site nhl.com a grimpé de 21,5% entre les mois de janvier 2006 et 2007. C'est la deuxième plus forte hausse recensée pour les sites de sport aux Etats-Unis l'année dernière. Et elle place nhl.com au 16e rang des sites sportifs les plus fréquentés par les Américains.

Sources: The USA Today, Sports Business Daily, askmen.com, Nielsen