Alors que le gouvernement a autorisé Desjardins Sécurité Financière à gérer un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), l'assureur La Capitale dispose déjà de deux maisons de retraites privées à Québec.

Didier Bert

Alors que le gouvernement a autorisé Desjardins Sécurité Financière à gérer un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), l'assureur La Capitale dispose déjà de deux maisons de retraites privées à Québec.

Ces résidences sont destinées aux personnes retraitées autonomes.

En 2000, l'assureur a construit l'Hostellerie Au coeur du bourg, à Charlesbourg, en banlieue de Québec.

Cet établissement de 117 logements propose des «consultations médicales sur place» et des «soins de santé préventifs», peut-on même lire sur le site Internet de La Capitale.

L'édifice est situé à proximité d'un Centre local de service communautaire (CLSC).

La Capitale est également propriétaire de l'Hostellerie Parc des braves, à Québec, depuis 1975. L'immeuble offre des services plus restreints mais aussi des consultations médicales à domicile.

«Les services sont limités à des infirmières et à des consultations médicales sur place. Les infirmières sont sous notre supervision», explique le v-p marketing et communication de La Capitale Assureur de personnes, Pierre Dansereau.

La compagnie d'assurance se défend pourtant de proposer des soins de santé. La Capitale présente ces résidences comme des opérations immobilières.

«Il n'y a pas de soins dans les chambres», précise Pierre Dansereau, «ce sont des appartements avec des appels d'urgence personnalisés. On s'occupe de la gestion comme on s'occupe de la gestion d'édifices à bureaux. C'est un placement immobilier.»

La Capitale a d'autres projets immobiliers, mais «plutôt dans des édifices à bureaux», souligne Pierre Dansereau. «Nous n'avons pas l'intention d'investir comme Desjardins. On aime mieux se concentrer sur les services financiers. Faire la gestion des soins de santé, ce n'est pas notre métier.»