Les deux plus gros fonds d’épargne-placement à incidence fiscale au Québec, qui totalisent 23,7 milliards de dollars en actif net, ont publié vendredi les résultats annuels de leur exercice financier terminé le 31 mai. Survol.

Au Fonds de solidarité, on annonce un « rendement annuel à l’actionnaire » de 8 %, alors que la valeur des actions du Fonds était comptabilisée à 59,11 $ en fin d’exercice.

Selon ses dirigeants, en excluant les crédits d’impôt pour ses 785 000 « actionnaires-épargnants », les rendements composés à long terme des actions du Fonds de solidarité s’établissent à 3,6 % par an sur une période de trois ans, à 6,1 % par an sur cinq ans, et à 6,9 % par an sur une période de dix ans.

En fin d’exercice au 31 mai, l’actif net du Fonds de solidarité était comptabilisé à hauteur de 20 milliards, en hausse de 1,1 milliard de dollars sur un an. Durant cet exercice, aussi, le Fonds de solidarité indique avoir réalisé pour 1,2 milliard de dollars en nouveaux investissements.

« L’économie semble être sur la bonne voie, mais nous demeurons prudents. Plusieurs défis socio-économiques persistent et le Fonds est activement engagé à accompagner les entreprises du Québec à travers ces enjeux », commente Janie Béïque, présidente et cheffe de la direction du Fonds de solidarité, dans un communiqué.

Fondaction

Pendant ce temps, chez Fondaction, les résultats de fin d’exercice annoncés vendredi affichent un « rendement annuel à l’actionnaire » de 7 %, alors que la valeur de ses actions était comptabilisée à hauteur de 16,15 $ au 31 mai.

Selon ses dirigeants, en excluant aussi les crédits d’impôt pour ses 221 512 actionnaires-épargnants, les rendements composés à long terme des actions de Fondaction s’établissent à 1,5 % par an sur une période de trois ans, à 5,9 % par an sur cinq ans, et à 5,1 % par an sur dix ans.

L’actif net de Fondaction a augmenté de 13 % pour atteindre 3,77 milliards durant son exercice financier clos le 31 mai.

De l’avis de Geneviève Morin, PDG de Fondaction, ces résultats annuels « confirment qu’on peut faire des investissements qui ont des retombées sociales et environnementales positives sans compromis sur le rendement.

« C’est d’autant plus important dans un contexte où l’économie doit changer, et elle va changer, afin de répondre aux besoins des gens dans les limites de la planète », indique Mme Morin dans le communiqué d’annonce des résultats annuels de Fondaction.