(Calgary) Un groupe autochtone qui s’est opposé à la construction du gazoduc Coastal GasLink exhorte les banques et les investisseurs à ne pas financer la deuxième phase proposée du projet.

Les chefs héréditaires de la Première Nation Wet’suwet’en en Colombie-Britannique ont écrit une lettre ouverte aux plus grandes banques et investisseurs du Canada pour leur demander de s’engager publiquement à ne pas acheter de nouvelles obligations émises par TC Énergie, la société établie à Calgary qui est derrière Coastal GasLink.

Le pipeline Coastal GasLink a été conçu pour transporter du gaz naturel de l’Ouest canadien jusqu’à l’installation d’exportation de LNG Canada, en voie d’être achevée, à Kitimat, en Colombie-Britannique. La construction du gazoduc a été terminée en octobre.

TC Énergie n’a pas encore pris de décision définitive concernant l’investissement d’une éventuelle deuxième phase du projet, qui pourrait mener à la construction de six stations de compression supplémentaires afin de doubler la capacité de Coastal GasLink sans avoir à construire de pipeline supplémentaire.

La compagnie a confirmé mardi qu’elle était engagée dans des discussions pour refinancer une partie de son prêt pour la construction existant par le biais de ventes privées d’obligations, bien qu’un porte-parole a refusé de divulguer l’ampleur de l’offre d’obligations. La société a déclaré que la procédure faisait partie du « cours normal » du financement du projet après la construction.

À l’hiver 2020, des manifestants ont bloqué les services ferroviaires de marchandises et de passagers à travers le pays en guise de solidarité avec les chefs héréditaires Wet’suwet’en, qui s’opposaient au projet, et dont le territoire traditionnel est traversé par le gazoduc Coastal GasLink.

À l’inverse, les 20 groupes autochtones qui vivent le long du tracé du pipeline de 670 km ont soutenu le projet Coastal GasLink, et 17 des 20 ont signé des accords avec TC Énergie pour acquérir une participation de 10 % dans le pipeline.