(Washington) L’inflation devrait atteindre son pic au cours des derniers mois de l’année 2021 aussi bien dans les pays avancés que dans les pays émergents, avant une stabilisation d’ici le milieu de l’année prochaine, selon des projections du Fonds monétaire international publiées mercredi.

Agence France-Presse

Le FMI anticipe par ailleurs pour 2021 une hausse des prix plus forte que ce qui avait été anticipé dans ses prévisions de juillet.

« L’inflation mondiale devrait culminer dans les derniers mois de 2021, avant de revenir aux niveaux d’avant la pandémie d’ici la mi-2022 pour les économies avancées et les marchés émergents », estime le Fonds monétaire international dans un rapport publié en amont des réunions annuelles d’automne.

Le FMI doit publier ses nouvelles prévisions économiques mondiales le 12 octobre.

Concernant l’inflation, les risques restent « orientés à la hausse » à moyen terme, souligne aussi le Fonds.

« Les prévisions de base des services du FMI suggèrent que, pour les économies avancées, l’inflation atteindra un pic en moyenne dans les derniers mois de 2021 et baissera à environ 2 % d’ici la mi-2022 », indique le FMI, précisant que l’inflation va accélérer à 3,6 %, bien plus qu’escompté en juillet.

Le Fonds projetait alors une inflation de 2,4 % cette année et de 2,1 % l’an prochain.

« Les perspectives pour les marchés émergents et les économies en développement montrent également une baisse de l’inflation à environ 4 % (en 2022) après un pic de 6,8 % plus tard cette année », ajoute-t-il.

Pour les économies émergentes et en développement (hors Venezuela), il tablait sur une inflation de 5,4 % en 2021 et de 4,7 % en 2022.  

Dans son rapport de juillet, le FMI estimait que l’inflation retrouverait ses niveaux prépandémiques « en 2022 ».  

Bien que de nombreuses incertitudes subsistent, « la reprise de la demande ne devrait avoir qu’un faible impact sur l’inflation future », avance le FMI.

Mardi, la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva avait indiqué que certains pays émergents et économies en développement étaient confrontés à des pressions sur les prix qui « devraient persister ».  

L’augmentation des prix alimentaires mondiaux, de plus de 30 % au cours de l’année écoulée, est « particulièrement préoccupante », avait-elle souligné. « Conjuguée à la hausse des prix de l’énergie, cela met encore plus de pression sur les familles les plus pauvres », avait-elle noté.