Deux ans après avoir été annoncée en 2019, la transformation de l’ancienne cour de voirie en un immeuble écoénergétique à vocation multiple devrait être lancée prochainement.

André Dubuc
André Dubuc La Presse

Le bâtiment serait situé au 987, rue de la Commune, à la limite sud-ouest du Vieux-Montréal.

« Il y a eu une compétition entre les villes du monde sur un projet de quartier innovant, explique dans un entretien Nathalie Palladitcheff, présidente et cheffe de la direction d’Ivanhoé Cambridge. Montréal a été candidate. Nous avons constitué un consortium avec Pomerleau pour proposer un projet innovant qui remplissait les critères de l’appel d’offres et on a remporté ce concours. »

Mme Palladitcheff, qui fête ses 30 ans de carrière, était l’invitée du Cercle canadien de Montréal lundi midi.

« Depuis, nous sommes en discussions avec la Ville. On est très avancé dans nos discussions, poursuit la PDG. Ce serait une belle vitrine de ce qu’on sait faire au Québec à la fois sur le plan de la qualité, de l’innovation et sur les différentes composantes que l’on peut mettre dans un nouvel ensemble immobilier. On espère lancer le projet d’ici quelques semaines. »

L’échéancier tient toujours

Au moment de l’annonce du projet en juin 2019, la Ville de Montréal, propriétaire du terrain de la rue de la Commune, donnait quatre ans au consortium pour terminer la construction. L’échéancier tient toujours, selon la cheffe de la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement.

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« L’échéancier tient. Mais si on n’a pas décidé d’ici la fin de l’année, il ne tiendra plus, avertit-elle. On est vraiment très attaché pour que ça puisse se signer dans les prochaines semaines parce qu’après, on sera hors délais. On s’est donné jusqu’à la fin de l’année calendaire pour être capable de mettre une signature au bas du contrat. »

À l’annonce en 2019, le projet, appelé « Demain Montréal », consistait en 250 logements, dont 50 logements sociaux. On y trouvait un lieu voué à l’économie circulaire, incluant un atelier collaboratif (fab lab), une épicerie et des restaurants zéro déchet. Il était aussi question d’« une forêt urbaine, un verger et une ferme aéroponique pour la production alimentaire locale ». Le tout visait un objectif de neutralité carbone.