(Londres) Les prix du pétrole reculaient mercredi après que la Maison-Blanche a vivement critiqué la politique de l’OPEP+ tandis que l’EIA a fait état de stocks de brut en légère baisse aux États-Unis la semaine passée.

Vers 11 h 10 GMT HE, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 70,08 dollars à Londres, en baisse de 0,78 % par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre cédait dans le même temps 0,75 % à 67,78 dollars.

Les deux cours de référence avaient déjà connu un début de semaine mouvementé, ayant perdu aux alentours de 2,5 % lundi avant de les regagner le lendemain.

Mercredi, après avoir été à l’équilibre en début de séance européenne, les cours de l’or noir ont été entraînés vers le bas à la mi-journée en raison de critiques de la Maison-Blanche contre la politique du cartel de producteurs composé des treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs dix alliés, communément appelé OPEP+.

L’OPEP+ n’en fait « pas assez » et menace la reprise de l’économie mondiale et les prix à la pompe, a tancé le conseiller américain à la Sécurité nationale, Jake Sullivan.

« La hausse des coûts de l’essence, si elle n’est pas maîtrisée, risque de nuire à la reprise mondiale en cours », a-t-il affirmé dans une déclaration obtenue par l’AFP.

Les membres de l’OPEP+ n’augmentent que modestement leur production depuis le début de l’année après l’avoir drastiquement coupée l’an dernier, une action qui soutient les prix du brut.

Cette baisse des cours s’est adoucie à la publication à 10 h 30 HE par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) de l’état des réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis pour la semaine passée, en légère baisse de 450 000 barils à 438,8 millions de barils.  

Ce recul, moindre que les prévisions des analystes, est cohérent avec les chiffres annoncés la veille par la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier dans le pays, l’American Petroleum Institute (API).

Les stocks d’essence se sont également repliés la semaine passée aux États-Unis, toujours selon l’EIA, signe encourageant pour la demande du premier consommateur de brut.