Le gouvernement fédéral va donner un coup de pouce financier de 40 millions pour mettre sur pied le Réseau de l’Accélérateur de commercialisation d’innovation minière (ACIM), une association destinée à l’innovation dans le secteur minier.

Stéphane Rolland La Presse Canadienne

L’organisme a pour mission de rassembler les différents acteurs du secteur minier canadien afin d’encourager le développement de l’innovation et sa commercialisation.

Le partage de connaissances entre les différentes mines canadiennes permettra au Canada de rester « un chef de file », croit François-Philippe Champagne, le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, qui a annoncé l’investissement à Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue, près de la mine LaRonde d’Agnico-Eagle Mines. « Ça va permettre d’amener toutes les innovations qu’on va découvrir à travers les mines, donc tout le monde va pouvoir bénéficier de ça, et on va pouvoir mettre ça dans le Réseau de l’ACIM. »

Le Réseau de l’ACIM, dont le siège social sera basé à Sudbury en Ontario, soutiendra la création de 900 emplois et d’au moins 12 entreprises, ainsi que la commercialisation d’au moins 30 nouveaux produits, services ou procédés, selon Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Le projet de 112,4 millions est mené par le Centre pour l’excellence en innovation minière (CEIM).

L’innovation joue un rôle crucial pour l’industrie minière au Canada, ajoute Douglas Morrison, président du Réseau de l’ACIM. Le développement des technologies vertes, notamment les panneaux solaires et les batteries électriques, dépend de matériaux extraits par les mines. « Pour augmenter la production, la rapidité de l’extraction et la durabilité des mines et en réduire les coûts, il faut adopter des solutions innovatrices. »

Le choix de la mine de LaRonde, réputée pour les innovations qu’elle accueille, avait valeur de symbole. Par exemple, la mine a installé son propre réseau cellulaire à trois kilomètres sous terre, une avancée permettant d’améliorer la sécurité des travailleurs qui devaient communiquer à l’aide de radio.