Le système Centris des courtiers immobiliers a enregistré 4619 ventes en juin dans la région de Montréal, une diminution de 7 % par rapport à l’activité enregistrée en juin 2020, rapporte l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

André Dubuc
André Dubuc La Presse

Faute d’inventaire, les reventes de maisons reculent de 18 %, tandis que les achats de copropriétés sont en progression de 3 %. Des tendances que l’on observe depuis le printemps, prend soin de souligner l’organisme dans un communiqué. Il a dévoilé les statistiques mardi après-midi.

« Dans tous les secteurs périphériques, les ventes sont en baisse, ce qui est principalement lié à la diminution observée des transactions dans la catégorie de l’unifamiliale : Vaudreuil-Soulanges (203 ventes ; - 28 %), Saint-Jean-sur-Richelieu (124 ventes ; - 25 %), la Rive-Nord (998 ventes ; - 20 %), la Rive-Sud (992 ventes ; - 11 %) et Laval (445 ventes ; - 8 %) », y lit-on.

La situation n’est pas à la veille de se corriger puisque les inscriptions en vigueur des propriétés unifamiliales ont chuté de 37 % en juin, à 3984. Du côté de la copropriété, les inscriptions ont baissé de 4 %, à 5143.

Marché en surchauffe dans la RMR de Montréal

« Le marché est toujours en surchauffe, soutient l’APCIQ, occasionnant une surenchère pour plus de la moitié des transactions dans la région de Montréal. » Une surchauffe se traduit par un ratio du nombre de propriétés vendues sur le nombre de nouvelles propriétés mises en marché supérieur à 70 %.

Les prix médians dépassent le seuil du demi-million, à 508 000 $, pour les maisons (+ 29 % par rapport à juin 2020), de 365 000 $ (+ 20 %) pour les copropriétés et de 703 000 $ (+ 16 %) pour les plex, immeubles de 2 à 5 logements.

« L’activité transactionnelle du marché de Montréal enregistre un recul significatif, essentiellement attribuable à un déficit historique d’unifamiliales disponibles à la vente et une augmentation fulgurante des prix qui s’étend aussi à la copropriété », dit Charles Brant, directeur du service de l’analyse du marché, dans un communiqué. « Il faut aussi considérer les premiers impacts potentiels sur l’activité transactionnelle liés à l’atténuation de certains effets de la crise sanitaire et à l’introduction de la nouvelle mesure fédérale visant à calmer le marché immobilier en limitant quelque peu la capacité d’emprunt des acheteurs. Cette mesure est effective depuis le 1er juin », ajoute-t-il.