(Contrecœur) Après l’annonce d’une aide financière de Québec pour lancer les travaux du chantier de construction du Port de Contrecœur, la semaine dernière, on apprend maintenant l’identité des entreprises qualifiées en vue de décrocher ce lucratif contrat. Trois consortiums se feront la lutte dans le cadre d’un appel d’offres.

Ugo Giguère
Initiative de journalisme local

Par voie de communiqué, l’Administration portuaire de Montréal (APM) a annoncé, mercredi, que trois consortiums ont été retenus à la suite d’un appel de qualification. Les trois groupes s’identifient sous les noms Ancre Contrecœur, CAP Contrecœur et Kiewit-Pomerleau.

Derrière Ancre Contrecœur, on retrouve un partenariat des entreprises Dragados Canada et AECOM Consultants. Sous CAP Contrecœur, ce sont Eurovia Québec Grands projets, Janin Atlas, Soletanche Bachy International, VINCI Infrastructure Canada, GHD Consultants, COWI North America et CH2M Hill Canada qui se sont associées. Finalement, le groupe Kiewit-Pomerleau est composé des entreprises Construction Kiewit et Pomerleau ainsi que CIMA+, Englobe, Hatch et Solmatech.

D’après le communiqué de l’APM, cinq dossiers ont été reçus et trois ont été retenus. Ces consortiums seront donc invités à participer à l’appel d’offres pour la conception et la construction du futur terminal de Contrecœur.

En entrevue à La Presse Canadienne, la vice-présidente affaires publiques de l’APM, Sophie Roux, a affirmé que l’appel d’offres devrait être lancé « dans les prochains mois » sans pouvoir donner plus de précision.

La semaine dernière, le ministre des Transports, François Bonnardel, et la ministre responsable de la région de Montréal, Chantal Rouleau, ont dévoilé une aide financière de 55  millions pour appuyer la phase de démarrage du projet.

Le chantier n’a cependant pas encore obtenu le feu vert du ministère fédéral de l’Environnement, alors que des inquiétudes persistent au sujet de l’impact sur certaines espèces menacées, dont le chevalier cuivré. Dans l’éventualité où l’APM reçoit l’approbation nécessaire, les travaux devraient débuter dès l’automne, avait fait savoir le président-directeur général Martin Imbleau.

Sophie Roux a réitéré, mercredi, que les démarches progressent dans le but de lancer les travaux dès que le gouvernement fédéral donnera son accord final.

« On est sur un échéancier critique, a-t-elle soutenu. Nous savons qu’avec nos installations portuaires en manutention de conteneurs sur l’île de Montréal, nous opérons à quasi pleine capacité présentement. »

L’APM plaide donc l’urgence d’agir pour bonifier sa capacité d’accueil de conteneurs.

À la fin de l’ensemble des travaux, que l’on prévoit pour 2024, le terminal devrait être en mesure d’accueillir 1,15 million de conteneurs afin de permettre au port de Montréal de poursuivre sa croissance.

D’après les projections du gouvernement, le terminal devrait permettre la création de 1000 emplois lorsqu’il sera en pleine opération. La facture totale du projet est estimée entre 750  millions et 950  millions.