(New York) L’acteur et producteur Steven Seagal, plus habitué des rôles de justicier que de méchant, a été accusé jeudi par le gendarme américain des marchés financiers, la SEC, d’avoir omis de dire qu’il avait été grassement payé pour promouvoir auprès de ses fans une opération demandant de l’argent contre des jetons de cryptomonnaie.

Agence France-Presse

La vedette s’était en effet vu promettre 250 000 dollars en argent et l’équivalent de 750 000 dollars en jetons de Bitcoiin2Gen pour appeler, début 2018, ses admirateurs sur les réseaux sociaux à « ne pas rater » la levée de fonds en cryptomonnaie (ICO) de la société, explique la SEC.  

Le groupe s’est aussi vanté dans un communiqué que l’acteur, qui comptait alors 107 000 abonnés sur Twitter et environ 6,7 millions sur Facebook, était devenu son « ambassadeur de marque ».  

Mais M. Seagal, contrairement aux recommandations de la SEC, n’a jamais indiqué qu’il était rémunéré pour son soutien.

Sans reconnaître ni nier les accusations, l’acteur âgé de 67 ans a accepté de rembourser les 157 000 dollars qui lui ont été versés, ainsi qu’une amende du même montant. Il s’est aussi engagé à ne plus faire de publicité pour toute opération promouvant des actions ou des jetons de cryptomonnaie pendant trois ans.  

« Les célébrités ne doivent pas utiliser leur influence sur les réseaux sociaux pour promouvoir des actions sans dévoiler correctement combien ils sont payés pour le faire », a souligné Kristina Littman, responsable de l’unité chargée des actifs numériques à la SEC.  

L’acteur, spécialiste des arts martiaux et grand supporter du président russe Vladimir Poutine, n’est pas la première vedette poursuivie par l’autorité des marchés.

Le légendaire boxeur Floyd Mayweather et la vedette du rap DJ Khaled avaient aussi été accusés fin 2018 de ne pas avoir déclaré les coquettes sommes d’argent reçues pour promouvoir auprès de leurs millions d’admirateurs la levée de fonds en cryptomonnaie de la société Centra Tech, jugée illégale par la SEC.