Une autre membre de la haute direction de la Caisse de dépôt et placement a discrètement quitté l’organisation à la mi-décembre.

Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

La première vice-présidente Oona Stock, responsable des ressources humaines et des politiques de rémunération, aussi membre de la haute direction de l’organisation, n’est plus à l’emploi de la Caisse, a confirmé hier son porte-parole, Maxime Chagnon. Il a refusé de préciser s’il s’agissait d’un départ volontaire ou si Mme Stock avait été remerciée. « Il s’agit d’informations confidentielles », a-t-il justifié.

Lors d’un départ involontaire, les dirigeants de la Caisse ont droit à une indemnité de départ alors qu’ils n’y ont pas droit lorsqu’ils partent d’eux-mêmes. Il n’a pas été possible de savoir si la première vice-présidente avait touché une indemnité de départ ou non. Par contre, elle a quitté la Caisse tout juste avant de pouvoir toucher son boni lié au rendement annuel de la Caisse de dépôt. Les bonis annuels sont versés uniquement aux employés en service le 31 décembre de chaque année.

« Nos politiques de rémunération en place sont respectées », a fait savoir Maxime Chagnon.

Ces politiques de rémunération, qui étaient sous la responsabilité de Mme Stock, ont été critiquées récemment pour leur application variable. Deux hauts dirigeants de la Caisse de dépôt qui ont quitté leur poste avant le 31 décembre, Christian Dubé et Stéphane Etroy, avaient quand même touché leurs bonis annuels et encaissé des millions, selon les informations publiées par La Presse au début de décembre.

Oona Stock était à l’emploi de la Caisse de dépôt depuis août 2016. Son titre précis était première vice-présidente, talent et performance. Elle était responsable du recrutement, de la gestion des ressources humaines et de la rémunération globale, en plus de siéger au comité de direction.

La première vice-présidence au talent et à la performance relève de Maarika Paul, chef de la direction financière et des opérations de la Caisse de dépôt. Mme Paul assure l’intérim en attendant le recrutement d’une personne qui succédera à Oona Stock.

Autres départs

L’année qui vient de se terminer aura vu le départ de trois autres dirigeants de la Caisse de dépôt. Daniel Fournier, qui dirigeait la filiale immobilière de la Caisse, a pris sa retraite, et le numéro deux de l’organisation, Stéphane Etroy, a quitté l’organisation dans des circonstances nébuleuses.

M. Etroy était le mieux rémunéré des dirigeants de la Caisse. Établi à Londres et payé en livres sterling, Stephane Etroy gagnait même plus que le président-directeur général, Michael Sabia. Officiellement, M. Etroy a quitté la Caisse pour passer plus de temps avec ses quatre enfants, mais ne sera pas resté longtemps à la maison. Aussitôt que la période de non-concurrence convenue avec la Caisse prendra fin, en février, il deviendra chef des placements privés européens de la firme américaine Ares Management, poste à Londres.

Le PDG de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, a lui aussi annoncé son départ imminent, un an plus tôt que prévu.