(New York) Les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi, portés par l’espoir de vaccins contre la COVID-19, mais aussi par le souci des investisseurs de se positionner avant une semaine de la Thanksgiving aux États-Unis où les échanges seront peu fournis.

Agence France-Presse

Le contrat sur le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a gagné 1,72 % ou 76 cents par rapport à la clôture de jeudi, à 44,96 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour décembre a avancé de 0,98 % ou 41 cents, à 42,15 dollars.

Les deux cours de référence ont gagné autour de 4 % depuis le début de la semaine.

« Les inquiétudes concernant la demande, qui pèsent sur les prix depuis le printemps, font maintenant place à des espoirs de reprise économique, grâce notamment au lancement imminent des vaccins », a expliqué Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank.

« Je ne lirais pas trop d’interprétation dans la séance d’aujourd’hui, alors que les courtiers prennent position avant une semaine de jour férié qui est d’ordinaire faible dans les échanges », a pour sa part affirmé Bill O’Grady de Confluence Investment.

En outre, même si les autorités sanitaires ont recommandé aux Américains d’éviter de voyager pour la fête traditionnelle familiale de Thanksgiving, « ils sont aussi très têtus sur la question », prédit l’expert qui mise sur une semaine de déplacements quoique bien moindre que les années précédentes.

Les investisseurs restaient aussi attentifs à une possible mésentente au sein de l’OPEP+.

« La discipline de production de l’OPEP, le principal facteur de soutien de l’offre, pourrait s’essouffler », a prévenu Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank.

Les Émirats arabes unis, actuellement troisième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) après l’Arabie saoudite et l’Irak, « ont récemment fait preuve d’une certaine réticence à continuer à appliquer pleinement les réductions volontaires au-delà de la fin de l’année », a-t-il poursuivi.

Les membres de l’alliance de pays producteurs, connus sous l’acronyme OPEP, se retrouveront à la fin du mois pour décider des quantités de brut qui reviendront sur le marché au 1er janvier, ou plus tard.

La reprise des discussions budgétaires américaines était également de nature à soutenir les cours du brut, a estimé Jeffrey Halley, de Oanda.

Les équipes des élus démocrates et républicains du Sénat et de la Chambre des représentants se sont réunies jeudi après-midi pour aborder la question d’un plan de relance.