Avec une hausse de leurs ventes de 350 % depuis le début de l’année, les produits bœuf Québec sont de plus en plus présents dans l’assiette des consommateurs. L’objectif est maintenant d’offrir le bifteck de côte et autres bavettes, déjà disponibles chez IGA, Maxi et récemment Provigo, dans toutes les grandes chaînes de supermarchés du Québec d’ici la prochaine année, affirme Jean-Sébastien Gascon, coordonnateur du Partenariat Bœuf Québec.

Nathaëlle Morissette Nathaëlle Morissette
La Presse

« La progression des ventes chez IGA et l’ajout de Maxi en septembre, ça nous permet d’avoir plus de distribution. Plus les consommateurs en achètent, plus on peut progresser et prendre davantage de place dans le comptoir », mentionne M. Gascon pour expliquer l’augmentation des ventes. Provigo – propriété de Loblaw comme Maxi — vient de s’ajouter à la liste des enseignes qui offrent ces produits.

« Maintenant, notre but c’est d’être partout, dit-il, précisant du même souffle être toujours en attente d’une réponse de Metro. Je m’attends à ce qu’on ait rejoint pas mal tous les joueurs au cours de la prochaine année. » Metro a pour sa part répondu n’avoir rien à annoncer à ce sujet. Par contre, la porte-parole, Geneviève Grégoire a tenu à préciser que la chaîne vend « déjà du bœuf du Québec, haché et bio, depuis longtemps, notamment des fermes Valens ». Les produits n’affichent toutefois pas le sceau Boeuf Québec.

La plus grande présence des produits Bœuf Québec dans les comptoirs des viandes des supermarchés pourrait également favoriser l’apparition d’un plus grand nombre d’abattoirs sous inspection fédérale au Québec, souligne M. Gascon. On en compte actuellement deux, dont Montpak à Terrebonne. « Il y a plusieurs joueurs qui sont en train d’évaluer leur capacité à entrer dans le marché du bœuf. »

La marque Bœuf Québec, créée en 2017, garantit une traçabilité de la ferme à la table. Actuellement, chaque semaine, il se transforme en moyenne 750 bouvillons dans la province, soit le triple de ce qui se faisait hebdomadairement l’an dernier, selon le Partenariat Bœuf Québec. Il ne s’était pas transformé autant de viande bovine au Québec depuis 2007.