(Cormeilles-en-Vexin) Un aérodrome de la banlieue parisienne accueillera à partir de juin 2021 des tests en situation réelle d’un taxi volant, dans la perspective d’un démonstrateur pour les Jeux olympiques de Paris en 2024.

Publié le 30 sept. 2020
Agence France-Presse

C’est le véhicule électrique à décollage vertical VoloCity, du constructeur allemand Volocopter, qui a été choisi pour réaliser les premières expériences d’insertion de ces appareils dans un environnement périurbain et un environnement aéronautique à l’aérodrome de Pontoise-Cormeilles-en-Vexin, à 35 km au nord de Paris.

Les tests porteront également sur son acceptation par les riverains, les procédures de sécurité ou encore la maintenance.

« Choose Paris »

« C’est tout l’écosystème » qui va être testé, a expliqué Edward Arkwright, directeur général de Groupe ADP, partenaire du projet avec la Régie autonome des transports parisiens (RATP) et la région Île-de-France, à travers son agence de promotion « Choose Paris ».

VoloCity, entièrement électrique, est équipé de 18 moteurs et neuf batteries. Il peut transporter deux personnes, dont un pilote. Il vole à 110 km/h, à une altitude de 400 à 500 mètres et avec une autonomie de 35 km.

Il a fait l’objet d’essais en conditions réelles à Singapour.

L’appareil est en cours de certification par l’Agence européenne de sécurité européenne, a expliqué Fabien Nestmann, un des responsables de Volocopter, ajoutant que le constructeur espérait une certification par le régulateur européen d’ici « deux à trois ans ».

« Nous voulons un démonstrateur pour les Jeux olympiques de 2024 », a déclaré Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, lors d’une cérémonie de lancement d’une « filière aérienne mobilité urbaine ».  

Le projet a pour ambition de faire de la région Île-de-France « une région de référence sur le marché mondial de la mobilité aérienne urbaine », a-t-elle ajouté.

« Le moment où vous prendrez un ticket par internet pour monter là-dedans, c’est plutôt vers 2030. Mais c’est demain », a expliqué aux journalistes Catherine Guillouard, PDG de la RATP.

À terme, « on pourra intégrer des mini-zones de décollage et d’atterrissage dans le tissu urbain, ce qui nécessite aussi de l’acceptabilité et la question du bruit sera fondamentale », a-t-elle précisé.

Un appel à manifestation d’intérêt international a été lancé autour des questions d’infrastructure, d’intégration dans l’espace aérien et d’acceptabilité sociale et environnementale notamment.  

Concernant les constructeurs, « Volocopter a répondu présent par anticipation, mais on a d’autres marques d’intérêt. Quiconque veut tester pourra le faire à partir de juin 2021, sans autre contrainte que celle de respecter un cahier des charges : de l’aviation propre sans nuisance et sûre », a expliqué M. Arkwright.