(Washington) Le secteur privé aux États-Unis a créé en août 428.000 emplois, en hausse par rapport à juillet, mais largement inférieur aux attentes, selon l’enquête de la firme de services aux entreprises ADP publiée mercredi.

Agence France-Presse

Les analystes attendaient 1,2 million de créations d’emplois sur ce mois. En juillet, 212 000 emplois avaient été créés, selon un nombre révisé en hausse, mais qui reste bien inférieur aux 3,3 millions et 4,4 millions enregistrés en mai et juin.

Ces créations d’emplois sont loin d’être suffisantes pour compenser les plus de 19 millions d’emplois détruits en avril dans le secteur privé.

Près des deux tiers des emplois créés en août ont été créés par les grandes entreprises, celles qui comptent plus de 1000 salariés. Les petites entreprises en revanche, celles de moins de 50 salariés, n’en ont créé que 52 000.

Et ce sont les entreprises de services qui ont majoritairement embauché, notamment dans les secteurs qui avaient été les plus touchés par les mesures de confinement du printemps décidées pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

Le secteur des loisirs et de l’hôtellerie a ainsi créé 129 000 emplois, celui des soins de santé et de l’aide sociale en a créé 85 000.

Selon Ian Shepherdson, chef économiste chez Pantheon Macroeconomics, « il faudra plus de deux ans » pour que les emplois du secteur privé comptabilisés par cette enquête retrouvent leur niveau pré-Covid.

L’ensemble des créations d’emplois aux États-Unis en août, secteur privé et secteur public confondus, sera publié vendredi, en même temps que le taux de chômage.

« Une nette diminution de la masse salariale en août serait un signal d’avertissement sur la pérennité des emplois créés, du fait des interruptions répétées de l’activité qui augmentent les risques de faillites d’entreprises et de licenciements permanents », relève Rubeela Farooqi de High Frequency Economics, dans une note.

Le secteur de l’emploi a pâti de fin juin à mi-août d’une résurgence de la pandémie de COVID-19 qui a obligé certains États à reprendre des mesures pour endiguer la crise sanitaire, ralentissant la reprise économique.