Les employeurs champions de la conciliation travail-famille pourront se voir récompensés d’un sceau d’excellence. Le gouvernement du Québec a annoncé ce lundi un appui financier de 600 000 $ au Programme de reconnaissance conciliation famille-travail, mis en œuvre par le Réseau pour un Québec Famille (RPQF).

Isabelle Dubé Isabelle Dubé
La Presse

Le sceau Concilivi permettra aux entreprises de se distinguer en matière de conciliation travail-famille au moment où les travailleurs québécois n’ont jamais eu autant besoin de souplesse à cause de la crise de la COVID-19.

« Dans la situation que nous vivons présentement, nous posons un geste supplémentaire pour mieux soutenir les parents et les employeurs », a déclaré le ministre de la Famille Mathieu Lacombe.

Selon un sondage Léger réalisé entre 7 et le 22 mai 2020 auprès de 3006 travailleurs québécois parents ou proches aidants âgés de 18 ans et plus, 53 % des répondants se disent prêts à changer d’emploi si on leur offre de meilleures conditions de conciliation travail-famille tandis que 39 % d’entre eux croient qu’ils auront besoin d’accommodements plus fréquents.

Le sondage révèle également que les employeurs à l’écoute des besoins des employés auront des équipes plus motivées. La majorité des répondants, soit 87 % affirme que l’impact sera important sur leur satisfaction au travail, 85 % sur leur motivation, 83 % sur leur perception générale de leur employeur et 80 % sur leur propension à rester plus longtemps à son emploi.

Pour que la conciliation travail-famille soit un succès au sein des organisations et des entreprises, les mesures offertes doivent être formalisées, c’est-à-dire clairement définies, écrites et diffusées à tout le personnel d’une organisation ou d’une entreprise jugent 79 % des travailleurs.

Le gouvernement Legault a aussi annoncé, lundi, qu’une aide financière de 300 000 $ sera accordée à la Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF) dans le cadre de son projet ConciliACTION, qui vise à outiller les parents pour qu’ils profitent davantage des mesures de conciliation famille-travail-études proposées par leur employeur ou leur établissement d’enseignement.