(Ryad) L’Arabie saoudite a indiqué mardi « surveiller de près » les marchés pétroliers et être prête à prendre « toute mesure supplémentaire » après que les prix du brut ont atteint des niveaux historiquement bas, selon l’agence de presse officielle SPA.

Agence France-Presse

« Le royaume continue à surveiller de près la situation sur les marchés pétroliers et est prêt à prendre toutes les mesures supplémentaires en coopération avec l’OPEP+ et d’autres producteurs », a déclaré le gouvernement dans un communiqué cité par SPA.

L’OPEP+ réunit les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres pays producteurs tels que la Russie. Un accord de réduction de la production pétrolière destiné à soutenir les cours face à la chute de la demande lie ces pays.

La déclaration de Riyad intervient au lendemain d’une chute historique du prix du pétrole américain. Le cours du baril de pétrole américain (WTI) est en effet devenu négatif lundi pour la première fois de son histoire en raison de la saturation des stocks et de l’effondrement de la demande lié à la pandémie de COVID-19. Des vendeurs ont dû se résoudre à payer pour se débarrasser de leurs barils.  

Premier exportateur de brut au monde, le royaume saoudien « est déterminé à assurer la stabilité du marché pétrolier et confirme son engagement avec la Russie pour mettre en œuvre les réductions (de production) pour les deux prochaines années », a ajouté le gouvernement, à l’issue d’un conseil des ministres présidé par le roi Salmane.

Autre producteur clé, l’Algérie s’est elle aussi voulue rassurante mardi, faisant valoir que la situation était « maitrisée » par le pays, selon l’agence de presse officielle APS.

« Les mesures nécessaires pour faire face à la chute des prix du pétrole ont été prises lors du Conseil des ministres tenu il y a deux mois environ », a déclaré le porte-parole de la présidence algérienne, Mohand Oussaid Belaid, cité par APS.  

« Nous avons prévu cette crise et nous avons pris nos précautions », a-t-il ajouté.

Le 12 avril, l’OPEP+ a conclu un accord pour réduire la production de 9,7 millions de barils par jour, la plus importante coupe jamais réalisée.  

Cette décision, intervenue après des semaines de guerre des prix entre Riyad et Moscou, est destinée à soutenir le marché pétrolier en chute libre en raison du ralentissement économique provoqué par la crise du nouveau coronavirus.

Les producteurs n’appartenant pas à cette alliance se sont engagés quant à eux à réduire leur production de 3,7 millions de barils supplémentaires par jour.