Hydro-Québec a l’intention de devenir plus rentable au cours des prochaines années, et de faire croître ses profits annuels de 3 milliards actuellement,  à 5,2 milliards d’ici 2030.

Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

Le plan stratégique 2020-2024 rendu public hier souligne qu’il est possible d’augmenter considérablement les ventes d’électricité au Québec. « L’électricité ne représente que 35 % de l’énergie consommée au Québec », peut-on lire dans le document.

Pour augmenter cette proportion, Hydro veut continuer de développer les nouveaux marchés que sont l’électrification des transports et les centres de données. La conversion des procédés industriels est aussi au menu de l’entreprise dans les prochaines années.

Les exportations contribueront à l’atteinte des objectifs de rentabilité, assure l’entreprise. Hydro-Québec ouvre aussi la porte à la production d’hydrogène et annonce des acquisitions, au Québec et à l’étranger, pour assurer sa croissance.

L’entreprise annonce par ailleurs que la construction de nouvelles installations de production sera nécessaire. Ses décisions devront probablement être prises d’ici 2024. « Plusieurs variables influenceront nos choix, dont les coûts associés aux différentes options de production, les besoins en puissance et en énergie, l’échéance du contrat avec la Churchill Falls (Labrador) Corporation en 2041, la capacité de stockage de nos réservoirs, la pénétration de la domotique, de l’autoproduction et de l’efficacité énergétique ainsi que l’impact des changements climatiques ».

« Notre énergie est un formidable atout pour réduire les émissions de gaz à effet de serre non seulement au Québec, mais aussi au-delà de nos frontières, a souligné le président d’Hydro-Québec, Éric Martel. L’électrification constitue également un puissant vecteur d’enrichissement pour la collectivité québécoise ».