Alimentation Couche-Tard pourrait fort bien revenir à la charge avec une autre offre bonifiée pour le géant australien des dépanneurs et des stations-service Caltex, selon des observateurs.

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Caltex a rejeté lundi la proposition de 34,50 $ AU par action de Couche-Tard tout en lui offrant un accès à certains renseignements non publics pour l’aider à produire une nouvelle offre.

« Nous ne commentons pas les processus d’acquisition », a fait savoir la porte-parole de Couche-Tard, Laurence Myre Leroux. « Nous n’avons donc rien à ajouter sur le sujet pour le moment », a-t-elle ajouté.

Michael Simotas, de la firme Jefferies, est d’accord pour dire que l’offre de 34,50 $ AU par action (environ 31,30 $ CAN) est « trop basse », même si les crédits d’exonération pouvant être touchés par les actionnaires pourraient permettre de créer plus de valeur. « Le montant de base de l’offre doit être plus élevé », dit l’analyste.

La balle est dans le camp de Couche-Tard.

Je m’attends à ce qu’une offre plus élevée soit présentée.

Michael Simotas, de la firme Jefferies

Michael Simotas s’attend aussi à ce que Caltex profite de la journée à l’intention des investisseurs prévue jeudi pour signaler de nouvelles stratégies de création de valeur.

Caltex tente de mettre en évidence les actifs de l’entreprise et de redresser ses activités dans un contexte économique plus difficile qui ajoute de la pression sur les marges bénéficiaires de l’entreprise.

« Je ne suis pas surpris de voir que Caltex tente d’obtenir une offre supérieure », commente de son côté l’analyste Peter Sklar, de la BMO. Et il croit possible que Couche-Tard le fasse.

Conseillée par Goldman Sachs dans ce dossier, Couche-Tard avait initialement proposé 32 $ AU par action, le 11 octobre, avant de bonifier son offre conditionnelle à 34,50 $ AU le 18 novembre. À ce niveau, Couche-Tard estime que Caltex est valorisée à près de 10 milliards de dollars.

Caltex représenterait la plus grosse acquisition de l’histoire de Couche-Tard.