Un détaillant, un banquier, un manufacturier et un ministre sont montés sur scène hier pour rappeler aux entreprises québécoises l’urgence d’embrasser le commerce électronique. Voici ce que nous avons retenu de leurs plaidoyers prononcés en ouverture de l’événement TAG — Le commerce à l’ère numérique, organisé par le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD).

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

Le monde entier est en train de vendre à des Québécois, et nous, on ne vend pas au monde entier ou à tout le moins nettement pas assez. C’est ça, la réalité. C’est comme si, sur le point de la macroéconomie, on avait juste le mauvais côté du commerce électronique.

Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins

Le big data, c’est comme le french kiss dans une cour d’école quand tu es en 6e année. Tout le monde en parle, mais peu de gens le font.

Jonathan Gendreau, vice-président marketing et stratégie numérique, BMR

Il ne faut pas voir Amazon comme de la compétition. Il faut faire du judo avec Amazon […]. Il ne faut pas avoir peur du web, il faut travailler avec.

Jean Laflamme, président de Meubles South Shore

Si vous ne maîtrisez pas la technologie, vous êtes, selon moi, en sursis. C’est vrai qu’on ne coupera jamais les cheveux par internet. Je le sais. Mais si vous n’avez pas de système de prise de rendez-vous en ligne, si vous n’avez pas de stratégie pour promouvoir votre commerce sur les réseaux sociaux, il y a de fortes chances que vous perdiez de l’argent éventuellement. Et ça, c’est vrai pour tous les types de commerce.

Guy Cormier

Les entreprises qui ne se positionnent pas sur le commerce en ligne perdent des parts de marché importantes dans l’économie, car les acheteurs sont rapides à changer leurs comportements. Nos entreprises doivent utiliser davantage le puissant levier qu’est le commerce électronique. C’est bon pour elles, c’est bon pour le Québec.

Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation

Il n’y a [...] personne qui va devenir un Amazon au Québec. La bataille est perdue. Ils ont commencé au début des années 2000, à la fin des années 1990, même.

Jonathan Gendreau

Il n’y aura pas de recul. On ne reviendra pas en arrière. Le commerce en ligne est définitivement entré dans les mœurs et il a beaucoup trop d’avantages pour que la société y renonce. Maintenant, il faut trouver le moyen de faire face à cette situation-là.

Guy Cormier