(Halifax) Le cabinet comptable qui enquête sur l’implosion de la plateforme de cryptomonnaies QuadrigaCX veut transférer la procédure de faillite en cours de Halifax à Toronto.

La Presse canadienne

Ernst and Young a demandé à un juge de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse de changer de juridiction, parce que la participation de quatre organismes chargés de l’application de la loi et de la réglementation a compliqué l’affaire, qui se concentre maintenant sur des parties en Ontario.

Le FBI et la division de la criminalité financière de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Milton, en Ontario, ont confirmé qu’ils enquêtaient sur la chute de QuadrigaCX, l’une des plus importantes plateformes de cryptomonnaies au Canada lorsqu’elle s’est effondrée en janvier. Sa chute a privé ses créanciers de plusieurs dizaines de millions de dollars.

À titre de syndic de faillite, Ernst and Young a fait valoir que le déplacement de la procédure entraînerait des économies de coûts, car la plupart des professionnels impliqués dans l’affaire se trouvent en Ontario, où de nombreuses comparutions devant les tribunaux sont prévues.

La demande de transfert, qui bénéficie du soutien des utilisateurs de QuadrigaCX affectés, intervient moins de deux mois après qu’Ernst and Young a accusé son fondateur, Gerald Cotten, d’avoir créé de fausses transactions et transféré les fonds de clients dans ses comptes personnels.

M. Cotten, qui dirigeait la plateforme depuis son domicile situé à l’extérieur de Halifax, est décédé subitement en décembre alors qu’il voyageait en Inde.

À cette époque, la société établie à Vancouver devait à ses créanciers plus de 200 millions en espèces et en actifs numériques, dont seulement une petite partie a été recouvrée.