(New York) La compagnie aérienne Southwest, plus grosse cliente du Boeing 737 MAX, a annoncé jeudi prolonger jusqu’au 2 novembre l’annulation de tous les vols programmés sur cet avion cloué au sol depuis mi-mars suite à deux accidents ayant fait 346 morts.

Agence France-Presse

Le transporteur, qui dispose de 34 Boeing 737 MAX 8 dans sa flotte, avait annulé les vols jusqu’au 1er octobre mais dit ne plus être certain que les régulateurs lèvent leur interdiction de vol à cette date.

Environ 180 vols par jour sont concernés, soit seulement 4,5 % du programme journalier (4000 vols) de Southwest, est-il précisé dans le communiqué.

Southwest rejoint ainsi United Airlines et American Airlines, les deux autres compagnies clientes du 737 MAX aux États-Unis, qui ont prolongé jusqu’à début novembre les annulations de vols programmés sur cet avion phare de Boeing.

Le calendrier de retour en service du 737 MAX n’est pas clair, Boeing n’ayant toujours pas soumis pour certification le correctif demandé par l’agence fédérale de l’aviation (FAA) concernant son système anti-décrochage MCAS.

La FAA a également récemment décelé un autre problème lié à un microprocesseur du 737 MAX posant un « risque potentiel ».

La crise du 737 MAX a déjà coûté des dizaines de millions de dollars aux compagnies aériennes américaines, qui espèrent être indemnisées par Boeing une fois les choses revenues à la normale.

L’immobilisation du 737 MAX pèse lourdement sur les comptes de Boeing

Par ailleurs, Boeing a annoncé jeudi que les déboires de son avion vedette 737 MAX allaient amputer son chiffre d’affaires et bénéfice avant impôts du deuxième trimestre de 5,6 milliards de dollars.

Le géant aéronautique a indiqué dans un communiqué qu’il allait provisionner 4,9 milliards de dollars pour couvrir les frais occasionnés après deux accidents du 737 MAX qui ont fait 346 morts, et l’immobilisation de tous les appareils de ce type dans le monde depuis le mois de mars.

Boeing estime que cet avion pourrait reprendre l’air au début du dernier trimestre de cette année, mais reconnaît que c’est loin d’être certain.