Guy LeBlanc, l’homme de confiance du ministre Pierre Fitzgibbon nouvellement nommé à la tête d’Investissement Québec (IQ) pourra gagner jusqu’à 950 000 par année, en incluant les bonis. Un tel montant représenterait près du double qu’a reçu son prédécesseur Pierre Gabriel Côté.

André Dubuc André Dubuc
La Presse

M. LeBlanc touchera un salaire de base de 500 000 $, est-il indiqué dans le décret gouvernemental publié ce mercredi. Un salaire d’un demi-million représente une hausse de 16 % par rapport au salaire de base de M. Côté de 431 845 $ en 2018-2019.

En incluant sa rémunération variable et autres avantages, M. Côté a touché 539 813 $ au cours de la dernière année financière.  M. LeBlanc touchera jusqu’à 950 000 $, sans compter les avantages imposables comme les assurances, l’automobile de fonction, le stationnement, et les avantages accessoires comme le bilan de santé, le coût du programme d’activité physique et la cotisation à l’association professionnelle.

Son boni de court terme ne doit pas excéder 20 % de son salaire de base, soit 100 000 $, tandis que son boni de long terme ne doit pas excéder 70 % de son salaire, soit 350 000 $. Les modalités des bonis seront déterminées par le conseil d’administration d’IQ.  Le régime d’intéressement à long terme devra toutefois être approuvé par le gouvernement.

Des émoluments de cette envergure ne constituent pas une surprise. Lors de l’annonce de la nomination de M. LeBlanc le 18 avril dernier, le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon avait indiqué que la rémunération de son ami Guy LeBlanc pourrait s’approcher du million de dollars.