Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Une grande institution financière de Wall Street a donné son appui à Hexo au milieu de la semaine.

L’analyste Chris Carey, de Bank of America Merrill Lynch, amorce une couverture officielle du secteur du cannabis non seulement en recommandant l’achat de l’action d’Hexo, mais en qualifiant aussi le titre de top pick. Sa cible sur 12 mois est fixée à 14 $.

« Le statut de producteur privilégié au Québec [contrat de cinq ans avec la SQDC] mérite une prime », affirme l’analyste dans son rapport. « Cet élément jumelé à l’évaluation la plus attrayante dans notre univers de couverture fait d’Hexo notre titre préféré dans le secteur. »

Chris Carey ajoute que la récente annonce de l’acquisition de Newstrike pourrait fournir de la capacité de production supplémentaire à Hexo pour alimenter le marché canadien, ce qui est évidemment positif. Il souligne toutefois que le risque qui guette Hexo est de ne pas diversifier assez rapidement ses activités à l’extérieur du Canada.

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À trois semaines de la publication des résultats de début d’exercice de Cascades, la Financière Banque Nationale a retiré jeudi sa recommandation d’achat sur le titre de la papetière de Kingsey Falls. Zachary Evershed réduit de près de 20 % son cours cible sur 12 mois en le ramenant à 9 $. L’analyste craint l’impact d’une autre baisse du prix du papier doublure (linerboard).

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La vente de 2,5 millions d’actions ordinaires de Dollarama par Larry Rossy a rapporté quelque 100 millions à la fondation qu’il a créée il y a 15 ans. La Fondation Rossy a pour mission de contribuer à la société, notamment en ce qui concerne la santé mentale et les soins aux personnes atteintes du cancer. Le bloc d’actions a été vendu au prix unitaire de 38,84 $.

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La peur d’une récession n’était pas déraisonnable au début de l’année, admet l’économiste en chef de la BMO, Doug Porter, dans une note publiée jeudi. « Toutefois, la croissance mondiale se stabilise et les craintes de voir un ralentissement économique important se sont dissipées. Du moins pour l’instant. »

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L’action de Lightspeed a franchi pour la toute première fois cette semaine le niveau des 25 $ à la Bourse de Toronto. Le prix initial du titre avait été fixé à 16 $ pour l’introduction en Bourse de l’entreprise montréalaise, au début mars.

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L’action de la Banque Royale a touché jeudi son plus haut niveau de la dernière année en Bourse. C’est la seule banque canadienne ayant atteint cette année un sommet des 52 dernières semaines.

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Gildan, BCE, CAE, Exfo, CGI, CN, Québecor, Couche-Tard, Lightspeed et Power Corporation ont touché cette semaine un sommet des 52 dernières semaines en Bourse. À l’opposé, Cascades, Richelieu, Knight, Stornoway et Prometic ont tous atteint cette semaine un plancher de la dernière année.

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Extrait de la lettre trimestrielle du gestionnaire montréalais Claret publiée cette semaine : « Comme le disait Mark Twain, une mine est un trou dans le sol avec un menteur par-dessus. Autrement dit, tout tourne autour de la promotion, de la vente, du boniment, de l’argumentaire enivrant. Tout pour éveiller l’avidité des gens. Malgré la vérité éclatante du dicton de Mark Twain, comment se fait-il que des “investisseurs” continuent d’engloutir un paquet d’argent dans les sociétés minières ? Nous supposons que c’est l’appât du gain et la peur de louper l’occasion chez l’humain qui permettent au secteur de continuer. Oh, bien sûr, il y a quelques histoires vraies, comme celle de Voisey’s Bay où l’on a découvert [dans les années 90] une des plus grandes mines de nickel au Canada. Fait amusant : la mine a été découverte par une société nommée Diamond Fields… devinez ce qu’elle cherchait ? Il en va de même pour les nouvelles entreprises dans le secteur des réseaux sociaux et de la technologie d’aujourd’hui. Une véritable réussite comme celle d’Amazon entretient la flamme – mais il existe un véritable biais de survie ici, car personne ne mentionne toutes les entreprises qui ont failli. »