Exportation et développement Canada (EDC) a annoncé qu'elle examinait le soutien qu'elle avait apporté à SNC-Lavalin après avoir été mise au courant d'une allégation voulant que l'agence ait soutenu la société dans un contrat en Angola qu'elle avait remporté grâce à la corruption.

L'accusation, qui a été rapportée pour la première fois par CBC News, s'appuie sur des informations provenant d'une source anonyme au sein de la société d'ingénierie.

Mercredi, la porte-parole de SNC-Lavalin, Daniela Pizzuto, a refusé de commenter le reportage de CBC sauf pour souligner que l'allégation contenue dans l'article « remontait à avant 2012 ».

Une déclaration d'EDC, qui agit en tant qu'agence de crédit pour les entreprises cherchant à faire des affaires à l'étranger, indique que la société d'État n'aurait jamais sciemment pris part à une transaction impliquant de la corruption.

La porte-parole d'EDC, Jessica Draker, a indiqué qu'après avoir pris connaissance de l'accusation de la source, le mois dernier, l'agence avait engagé un avocat externe pour enquêter sur cette allégation en particulier, relative à un projet de barrage en Angola, pour laquelle elle a fourni « une assurance contre les risques politiques ».

La société est au coeur d'une controverse politique qui hante le gouvernement libéral fédéral depuis près de deux mois et a coûté au premier ministre Justin Trudeau deux ministres de son cabinet, son plus proche conseiller et le plus haut fonctionnaire du pays.