(Montréal) Après avoir vendu pour 1,2 milliard d’immeubles l’an dernier, le Fonds de placement immobilier Cominar espère amasser au moins 300 millions de plus cette année en cédant d’autres actifs de son portefeuille.

Julien Arsenault
La Presse canadienne

Pendant le premier trimestre terminé le 31 mars, le gestionnaire immobilier établi à Québec a conclu des transactions totalisant 74,4 millions en vendant des édifices de bureaux, des immeubles commerciaux ainsi que des établissements industriels.

Depuis, 8,8 millions de plus ont été générés grâce à d’autres transactions.

Au cours d’une conférence téléphonique, lundi, le président et chef de la direction de Cominar, Sylvain Cossette, a expliqué aux analystes qu’il y avait des chances que le ménage du portefeuille de la société ne se limite pas aux 300 millions.

« Non, a-t-il répondu lorsqu’il lui a demandé si Cominar allait cesser de vendre des immeubles si la cible est atteinte. Nous continuons d’évaluer notre portefeuille. Nous envisageons d’autres dispositions et cela pourrait aller jusqu’en 2020. »

Dans le but de redresser ses activités et réduire son niveau d’endettement, Cominar avait annoncé un important virage qui s’était traduit notamment par un retrait de Toronto, des provinces de l’Atlantique et de l’Ouest canadien afin de se concentrer sur ses principaux marchés — Montréal, Québec et Ottawa.

La stratégie de M. Cossette n’a pas changé, a-t-il rappelé aux analystes, puisque le ratio d’endettement de la société était de 10,6 fois son bénéfice d’exploitation ajusté à la fin du premier trimestre, par rapport à 8,6 fois il y a un an.

Le portefeuille de Cominar comptait actuellement 346 propriétés, pour une superficie d’environ 37,3 millions de pieds carrés. Le taux d’occupation physique était de 89,7 % en date du 31 mars.

Au premier trimestre, le gestionnaire immobilier a affiché un bénéfice net de 44,3 millions, en comparaison avec 30 millions à la même période l’an dernier.

Toutefois, en excluant les éléments non récurrents, le bénéfice net rajusté par part a fléchi de 10,3 %, à 26 cents — ce qui s’est avéré conforme à la prévision de l’analyste Neil Linsdell, de Valeurs mobilières Industrielle Alliance.

Les produits d’exploitation sont aussi passés de 208,9 millions à 181,9 millions, mais les recettes générées par propriétés comparables ont grimpé de 1,9 %.

« Le taux d’occupation physique s’est amélioré dans les trois segments, a indiqué l’analyste dans un rapport envoyé par courriel. Nous croyons que Cominar est bien positionnée pour réaliser des améliorations opérationnelles. »

Cominar a encaissé deux coups durs dans les dernières années quand les divisions canadiennes de Target et Sears ont mis la clé sous la porte.

Dans le cas de Sears, le gestionnaire immobilier tente de combler une superficie de 672 824 pieds carrés. À la fin du premier trimestre, des baux avaient été signés pour environ 125 000 pieds carrés de cette superficie.

« Notre but est d’être en mesure d’avoir tourné la page sur Sears d’ici le premier trimestre de 2021 », a dit M. Cossette.

À la Bourse de Toronto, le titre de Cominar a terminé à 11,48 $, en hausse de neuf cents, ou 0,79 %. Ce niveau demeure loin du sommet de 25,46 $, atteint en 2012.